PANEL SUR LE CODE DU SPORT: Les acteurs insistent sur l’urgence des moyens financiers
Après l’adoption du nouveau Code du sport le 11 mai dernier, le ministère de la Jeunesse et des Sports a réuni, hier, les différents acteurs du mouvement sportif autour d’un panel consacré à ce texte. Si les intervenants ont salué cette avancée majeure pour le sport sénégalais, ils ont surtout insisté sur le déficit de moyens financiers et d’infrastructures qui freine le développement du secteur.
Les acteurs du sport sénégalais ont répondu présents, hier, au panel sur le nouveau Code du sport organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports au salon d’honneur du stade Léopold-Sédar-Senghor. Placée sous le thème « Partage et perspectives de mise en œuvre pour un sport sénégalais performant et inclusif », la rencontre a enregistré la participation de plusieurs personnalités du monde sportif, parmi lesquelles Souleymane Boun Daouda Diop, ancien Directeur de la Haute compétition, Jamil Faye, ministre-conseiller du président de la République, ou encore le professeur Abdoulaye Sakho, spécialiste en droit du sport.
À travers ce nouveau texte, le Sénégal entend désormais doter le sport national d’un cadre juridique moderne et structuré. Toutefois, plusieurs intervenants ont souligné les nombreuses difficultés qui persistent, notamment le manque de ressources financières et d’infrastructures adaptées à la pratique sportive et à l’organisation de compétitions internationales.
« Le problème de plusieurs structures sportives, qu’il s’agisse des clubs, districts, ligues ou fédérations, ce sont les moyens qui font défaut. Il faut donc trouver des solutions pour mobiliser des ressources additionnelles afin de développer le sport à la base », a déclaré Amadou Kane, président de l’ONCAV, au cours des échanges.
De son côté, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a assuré que les acteurs seront associés à l’élaboration des textes et décrets d’application dès la promulgation de la loi. « Nous allons offrir un nouveau cadre juridique au mouvement sportif ainsi qu’aux investisseurs privés qui souhaitent s’engager dans le secteur du sport. Ce cadre devra les rassurer et leur permettre d’investir en toute confiance », a expliqué la patronne du sport sénégalais.
La ministre a également reconnu les importantes difficultés liées aux infrastructures sportives. « Il existe quelques infrastructures, mais nous faisons face à de nombreux défis, notamment en matière de construction, de réhabilitation et de mise aux normes », a-t-elle souligné.
Revenant sur la question du financement, Khady Diène Gaye a estimé que le budget de l’État reste insuffisant pour répondre à toutes les attentes du secteur sportif. « Jusqu’à présent, nous avons une approche trop budgétaire. On veut tout faire avec le budget de l’État, qui ne peut pas couvrir l’ensemble des besoins du sport, d’où les arbitrages budgétaires », a-t-elle regretté.
Fatou DIOUF

