Politique

MACKY SALL SUR L’HOMOSEXUALITÉ: « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose »

L’ancien président sénégalais, Macky Sall, est sorti de sa réserve sur la question sensible de l’homosexualité. En déplacement à New-York, dans le cadre de son audition pour le poste de Secrétaire général des Organisation des Nations-Unies (ONU), il a abordé sans détour un sujet au cœur des tensions entre le Nord et le Sud sur la scène internationale.

D’emblée, l’ancien chef de l’État qui tenait une séance avec la société civile à New-York dans le cadre de sa candidature à l’ONU, a posé les termes du débat autour de deux principes qu’il juge fondamentaux. D’un côté, le respect de la Charte des Nations-unies, des droits humains et de la dignité de la personne, qu’il affirme pleinement assumer et défendre. De l’autre, un refus catégorique de toute imposition extérieure sur des questions qu’il considère relever des dynamiques internes aux sociétés.
« Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose, moi, en tant que président du Sénégal », a-t-il martelé, en référence aux pressions exercées, selon lui, par certains partenaires occidentaux sur les autorités sénégalaises. Sur le continent africain, Macky Sall souligne une résistance diverse face à ces injonctions. Si plusieurs États ont maintenu leurs positions, d’autres, confrontés à des contraintes économiques ou diplomatiques, ont dû composer avec des conditionnalités implicites. Il a ainsi exprimé une forme de solidarité à l’égard de ces pays fragilisés.
Pour étayer son propos, l’ancien président a également évoqué l’exemple des États-Unis. Il rappelle que ce pays, longtemps en pointe sur la promotion des droits LGBTQ+ à l’échelle mondiale, a connu des inflexions notables sous l’administration de Donald Trump, notamment sur la reconnaissance des questions de genre : homme et femme. « Même ici, aux États-Unis, le débat n’est nulle part achevé », a-t-il conclu, soulignant la complexité et l’évolution permanente de ces enjeux à l’échelle mondiale.

Mariem DIA