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REMOUS À LA CAF: Mosengo-Omba, la fin d’un règne sous tension

Contesté en interne et fragilisé par une gestion décriée, Véron Mosengo-Omba s’apprête à quitter ses fonctions de Secrétaire général de la CAF. Un départ attendu, sur fond de luttes d’influence et de bataille pour sa succession.

Clap de fin pour Véron Mosengo-Omba. Le Secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) devrait officiellement quitter ses fonctions ce dimanche 29 mars, en marge du Comité exécutif. Une sortie devenue inéluctable pour un dirigeant atteint par la limite d’âge depuis le 15 octobre 2025.
Malgré cette échéance statutaire, le Suisse d’origine congolaise était resté en poste, continuant à prendre des décisions structurantes, notamment des nominations et des départs, sans validation préalable du Comité exécutif. Une pratique en contradiction avec les textes, qui a accentué son isolement au sommet de l’instance.
Son mandat aura été marqué par une crise institutionnelle profonde. Plusieurs rapports internes ont pointé du doigt des dysfonctionnements majeurs et une gouvernance jugée opaque. Les derniers épisodes, notamment liés à des dossiers sensibles susceptibles d’avoir des répercussions devant le Tribunal arbitral du sport, ont fini de fragiliser sa position.
Désavoué en coulisses, Mosengo-Omba n’était plus en odeur de sainteté auprès du Comex. En parallèle, la Fédération internationale de football association (FIFA) aurait œuvré pour lui trouver une porte de sortie, en soutenant une éventuelle reconversion à la tête de la Fédération congolaise de football.
La question de sa succession attise désormais les tensions. Deux profils émergent. Celui de Samson Adamu, directeur des compétitions de la CAF, soutenu par plusieurs membres influents et actif en coulisses pour apaiser les différends entre fédérations. Et celui de Gelson Fernandes, poussé par la FIFA.
Mais ce dernier divise. Échaudés par l’expérience Mosengo-Omba, certains dirigeants refusent une nouvelle nomination perçue comme exogène. Le Comité exécutif du 29 mars s’annonce électrique, avec en toile de fond une lutte d’influence entre la CAF et la FIFA pour le contrôle stratégique de son administration.

Mouhamed DIEDHIOU