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Moyen-Orient: l’Iran va bloquer les exportations de pétrole tant que durera la guerre. En réponse à l’affirmation de Donald Trump

Ce qu’il faut retenir

► Donald Trump a affirmé lundi 9 mars que la guerre contre l’Iran – qui a commencé le 28 février – allait « se terminer bientôt », estimant que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant. Le président américain a également menacé, lors de la première conférence de presse en dix jours de guerre, de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz.

► L’Assemblée des experts de la République islamique d’Iran a nommé dimanche soir Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, pour succéder à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans une attaque samedi 28 février.

► Dans la nuit de lundi 9 à mardi 10 mars, des frappes intenses ont touché plusieurs quartiers de Téhéran, mais aussi Karaj, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale iranienne.

► L’Iran continue de répliquer par des attaques de missiles et de drones contre Israël et les pays du Golfe. Lundi matin, à Bahreïn, une attaque de drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, sur l’île de Sitra, selon le ministère de la Santé cité par l’agence Bahrein News Agency. Une raffinerie de pétrole Bapco a également été touchée.

► Selon le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, au moins 1 332 personnes ont été tuées en Iran depuis le début des hostilités, dont 175 écolières et membres de personnel scolaire lors d’une frappe contre une école de filles à Minab, dans le sud du pays. Le chiffre, qui n’a pas pu être vérifié, n’inclut probablement pas les victimes militaires appartenant aux Gardiens de la Révolution. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait au moins 394 morts depuis l’extension du conflit au pays du cèdre, depuis le 2 mars.

Aux États-Unis, le prix de l’essence vu par les Républicains avec notre envoyé spécial à Westminster dans le Maryland, Vincent Souri jusqu’à 15% d’augmentation à la pompe aux Etats-Unis, en conséquence de la guerre lancée par Donald Trump. Même pour les Américains, le prix des hydrocarbures s’envole. D’après le président américain, c’est un petit prix à payer. Il assure que ça ne devrait pas durer. Mais dans le comté républicain du Maryland, la réalité de la hausse des prix rattrape bel et bien les clients au moment de faire le plein.Une petite station-service familiale collée au chemin de fer. D’un côté, il y a le pompiste. Si on l’écoute, la hausse des prix n’est pas si dure à avaler : « Les prix ont monté, il y a un peu de frustration chez les clients, mais vous savez, ils comprennent. On n’a pas envie de se prendre une bombe nucléaire. Il faut être proactif. »De l’autre côté, Bill, charpentier à la retraite avec une dette de 65 000 dollars, attend son tour pour faire le plein. Il ne veut pas dire pour qui il a voté mais il est très en colère : « Il y a trois jours, on était à 2,95$. Ensuite, il a fait son truc en Iran et immédiatement tout a grimpé, alors que les bateaux sont encore là-bas bloqués par la guerre. Ça, je ne comprendrai jamais. Comment peux-tu monter tes prix alors que tes bateaux ne sont même pas encore arrivés à quai ? Là on est à 3,35$ et si un autre truc se passe ça va encore monter. Il y a des gens qui ne peuvent pas lâcher leurs profits. »Bill finit par avouer qu’il est de tendance conservatrice, mais que cette guerre n’aurait jamais dû arriver.

Sirènes entendues à Jérusalem après une alerte aux missiles Iranien des sirènes ont été entendues mardi à Jérusalem après une alerte aux missiles iraniens de l’armée israélienne, ont rapporté des journalistes de l’AFP sur place. Les alertes sont régulières depuis le début de la guerre au Moyen-Orient