UNE FOULE IMMENSE ACCOMPAGNE GEORGE DETHIE DIOP A SA DERNIERE DEMEURE: De Dakar à Ndiaganiao, l’ultime hommage à une voix emblématique de la RFM
Une vive émotion a marqué la levée du corps du journaliste de la RFM, Georges Dethié Diop, samedi dernier, à l’hôpital Fann, avant son inhumation sur sa terre natale, à Ndiaganiao. Entre recueillement et hommages poignants, une foule nombreuse a accompagné l’homme de médias jusqu’à sa dernière demeure, témoignant de l’empreinte profonde qu’il laisse dans le paysage médiatique et dans les cœurs.
En cette matinée du samedi, l’émotion était déjà palpable dans la cours de la morgue de l’hôpital Fann. Collègues, proches, anonymes et fidèles auditeurs s’y sont rassemblés dans un silence chargé de tristesse pour assister à la levée du corps de George Dethié Diop, figure familière des ondes sénégalaises. Les visages étaient graves, les regards embués.
Par petits groupes, on se remémorait sa voix posée, son professionnalisme et cette rigueur qui avaient fait de lui une référence du paysage médiatique national.Après la messe de requiem et les prières, au milieu d’une marée humaine et du ballet des caméras, les témoignages se sont succédé. Des sanglots fendaient l’air.
Hommes et femmes, musulmans et chrétiens, fidèles auditeurs de la RFM, foule de journalistes et techniciens des médias, citoyens anonymes, badauds, députés, anciens ministres et autres figures publiques se côtoyaient, tous unis par la même émotion.Sous un ciel clair, la cérémonie, sobre mais intense, a été rythmée par des prières et des paroles poignantes. Des confrères ont salué « un homme de conviction, attaché à l’éthique et au devoir d’informer ».
Les membres de sa famille, soutenus par une foule compacte, recevaient les condoléances dans une atmosphère lourde de tristesse. À mesure que le cortège funèbre se mettait en place, une phrase revenait dans les murmures : « Il a servi avec dignité. »Le convoi a ensuite pris la route vers Ndiaganiao, sa terre natale. À l’entrée du village, une foule impressionnante attendait déjà, venue dire adieu à l’enfant du terroir devenu voix nationale.
À Ndiaganiao, l’émotion a changé de tonalité sans perdre en intensité. Les chants religieux se mêlaient aux sanglots. Dans la cour familiale, noire de monde, les témoignages ont rappelé l’homme derrière le micro : un fils attentif, un ami fidèle. Autorités locales, représentants des médias et simples citoyens ont souligné l’empreinte durable qu’il laisse dans la profession et dans les cœurs.Au cimetière, l’ultime prière a précédé l’inhumation dans son village natal.
Lorsque la dépouille a été portée en terre, un silence profond s’est abattu sur la foule, comme suspendue dans un même souffle. Puis les prières ont repris, plus ferventes encore, accompagnant le journaliste vers sa dernière demeure.
De Dakar à Ndiaganiao, c’est tout un pays qui s’est levé pour saluer la mémoire d’un homme dont la voix continuera de résonner dans les souvenirs. En ce jour de recueillement, la peine était immense, mais l’héritage, lui, demeure. Adieu au soldat de l’information, tombé les armes à la main.
Adama AIDARA

