LEVEE DE L’IMMUNITE PARLEMENTAIRE: Farba Ngom auditionné par la commission ad hoc
Le député-maire des Agnams, Farba Ngom, a été extrait de prison ce vendredi pour comparaître devant la commission ad hoc chargée d’examiner le projet de levée de son immunité parlementaire. Déjà placé sous le coup de poursuites judiciaires, le parlementaire fait désormais face à de nouvelles procédures qui pourraient alourdir son dossier.
Nouvel épisode dans l’affaire impliquant le député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. Détenu dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours autour de l’affaire dite des 125 milliards de la CENTIF, il a été extrait de sa cellule ce vendredi pour être entendu par la commission ad hoc de l’Assemblée nationale.
Cette commission est chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire, étape incontournable avant toute poursuite pénale contre un député en exercice. Selon des sources concordantes, l’audition s’est déroulée conformément aux procédures en vigueur.Pour sa défense, Farba Ngom a fait appel à la députée et avocate Aïssata Tall Sall.
Présente à ses côtés, la présidente du groupe parlementaire Takku-Wallu a pu exposer les arguments de la défense devant les membres de la commission. Cette affaire porte sur les deux téléphones saisis dans la cellule de Farba par l’administration pénitentiaire au cours d’un fouille, fin décembre.Au cours de la séance, le député a été entendu par les commissaires et a pu formuler ses observations. Son conseil a ensuite pris la parole pour présenter les moyens juridiques destinés à contester les poursuites engagées contre son client.
En amont de cette audition, l’intégralité du dossier avait été transmise aux membres de la commission ad hoc, afin qu’ils puissent en prendre connaissance et procéder à un examen approfondi des faits et des éléments à charge.Cette nouvelle étape s’inscrit dans un contexte judiciaire particulièrement sensible pour le député-maire des Agnams.
Déjà confronté à une première procédure, Farba Ngom fait désormais face à de nouvelles poursuites. La décision de la commission ad hoc sera déterminante. Si elle valide la levée de l’immunité parlementaire, le dossier sera ensuite soumis à la plénière de l’Assemblée nationale, seule habilitée à autoriser formellement les poursuites.
Au-delà du cas individuel de Farba Ngom, cette affaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, souvent perçue comme une garantie institutionnelle protégeant la fonction, mais régulièrement mis à mal par des actes politiques de natures à la fragiliser.
Mariem DIA

