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LA CHRONIQUE DE MLD: JOJ : l’essentiel ne sera pas de participer.Par Mamadou Lamine DIATTA

Prévus en octobre/ novembre prochain, les jeux olympiques de la jeunesse ( JOJ Dakar 2026) mobilisent grandement la République . Il est donc évident que nous sommes à moins d’une année du coup d’envoi du tout premier événement olympique jamais organisé en Afrique. Ce n’est point un hasard si le premier conseil présidentiel du magistère Bassirou Diomaye Faye a été consacré à ces JOJ Dakar 2026 qui figurent désormais en bonne place dans le calendrier républicain.
Les enjeux sont immenses d’autant qu’il s’agira de faire plus et mieux que la fameuse tirade du Baron Pierre de Coubertin, père de l’olympisme qui disait avec une pointe d’empathie et de sagesse : « l’essentiel est de participer ».
Pour le Sénégal, il sera davantage question de polir son image à l’international d’autant que l’événement est loin d’être banal. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, ce pays modeste par sa superficie et grand par la qualité de son capital humain sera au centre de l’actualité internationale avec des images qui seront diffusées en mondovision mettant en lumière la hardiesse, la dextérité et le talent de pas moins de 2700 athlètes venus des quatre coins du monde.
À l’évidence, c’est surtout du pain béni pour le Sénégal qui va bénéficier gratuitement de cette exposition internationale en mondovision pendant près de 15 jours. Pour un pays en proie à d’inextricables difficultés économiques, il est certain qu’une exploitation intelligente du soft-power qui sera projeté lors de ces quatorze jours de compétition pourrait le faire basculer à un niveau exceptionnel. Autrement dit, contrairement à la grille d’analyse de quelques Cassandres, ces JOJ sont une bonne nouvelle pour les 18 millions de concitoyens.
Au-delà de l’aspect ludique lié à l’activité sportive, toute la machine économique du pays sera impactée par l’événement. Il en sera ainsi du tourisme- hôtellerie, de l’agroalimentaire, des transports, de la fiscalité intérieure, des loisirs et du spectacle ( Entertainment) et tant d’autres domaines d’activités. La liste étant loin d’être exhaustive. Un véritable effet de levier et de ruissellement sur toutes les populations. Surtout qu’on aura droit à trois sites de compétition : Dakar, Diamniadio et Saly Portudal.
La question qui coule de source est la suivante : Comment impliquer le reste du Sénégal dans ces JOJ qui vont sûrement figurer en bonne place dans l’histoire de cette jeune nation ?
Mamadou Diagna Ndiaye Président du comité d’organisation des JOJ ( COJOJ) et son équipe vont sûrement apporter les réponses idoines en synergie avec les pouvoirs publics. Le COJOJ est au taquet H24 pour réussir le défi titanesque et exaltant de l’organisation. On comprend alors la déclaration pleine de sens du Chef de l’État qui informait solennellement qu’il s’engage à renforcer la coordination entre le COJOJ et les pouvoirs publics, le ministère des Sports particulièrement. Mieux, le Président a réaffirmé son soutien actif au COJOJ. De quoi galvaniser toutes les parties prenantes dans l’optique de rendre disponibles les livrables dans les délais.
Les chantiers stratégiques des JOJ sont notamment le stade Iba Mar Diop, la construction- réhabilitation de la piscine olympique du Point- E et puis l’aménagement de sites à Diamniadio( village olympique, centres équestres etc) sans oublier le site important de la station balnéaire de Saly- Portudal, poumon de l’activité touristique au Sénégal.
En définitive, les 40 mesures arrêtées lors du conseil interministériel d’octobre 2024 presidé par le Premier ministre ont permis de booster l’état d’avancement des travaux.
Il est évident que le COJOJ ne livre aucun chantier et nous avons besoin finalement d’un État- stratège devant l’imminence de l’événement afin de voir plus de solidarité, de professionnalisme et de célérité dans l’exécution des chantiers en cours.
Le Leadership transformationnel du ministère des sports sera décisif pour atteindre de tels objectifs