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FEDERATION SENEGALAISE DE FOOTBALL : Une communication en panne sèche avant le choc contre le Brésil

À un peu plus d’un mois de la CAN 2025, le Sénégal prépare un prestigieux match amical contre le Brésil, à Londres, ce samedi 15 novembre. Un rendez-vous de haut niveau, censé servir de vitrine pour les Lions et de test grandeur nature avant la grande messe continentale. Mais une fois encore, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) s’illustre… par son manque d’allant dans la gestion de l’image de l’équipe nationale.

Partie pour la capitale anglaise, la délégation fédérale n’a pas jugé utile de s’entourer d’un photographe officiel, ni même de son équipe digitale. Aucun community manager, aucune stratégie de communication mise en place pour accompagner un tel événement. Dans un contexte où chaque sélection soigne sa présence médiatique, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) fait figure d’exception, préférant laisser l’exposition des Lions à la bonne volonté de quelques clichés pris à la volée par un créateur de contenus (Barros).Pourtant, l’occasion était rêvée.

Affronter le Brésil, symbole du football mondial, sur un sol international, avec deux nouveaux venus dans la Tanière qui auraient mérité d’être mis en avant. Mais au lieu d’une communication maîtrisée, d’images léchées et de contenus valorisants, les supporters ont dû se contenter d’une courte vidéo d’entraînement d’une qualité discutable, diffusée lundi par la Fédération. Aucune photo officielle, aucun suivi visuel du séjour londonien, rien qui puisse nourrir la fierté nationale autour de cette affiche de prestige.

Les difficultés de délivrance de visas pour le Royaume-Uni ?

Un argument difficilement recevable. La FSF savait depuis plus d’un mois que le match se jouerait à Londres. Ce manque d’anticipation témoigne moins d’un imprévu que d’une absence chronique de vision dans la communication institutionnelle.Et ce n’est pas une première. En juin dernier, déjà, lors du match contre l’Angleterre, la Fédération avait dû improviser, faisant appel à un photographe local pour sauver les apparences.

Rebelote cette fois, malgré les leçons du passé. Pendant que les dirigeants seront aux premières loges dans les tribunes londoniennes, l’équipe digitale, elle, restera à quai, à Dakar.

Ce nouveau raté illustre une réalité dérangeante : la FSF semble toujours sous-estimer le pouvoir de l’image, pourtant essentiel dans le football moderne. À l’heure où les grandes sélections africaines investissent dans la communication pour renforcer leur aura, le Sénégal, 18ème mondial et 2ème africain au classement de la FIFA, continue de se saborder par manque de vision. Une déconnexion regrettable, à l’approche d’une CAN où chaque détail comptera sur le terrain comme en dehors.

Mouhamed DIEDHIOU