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SECOND ADVERSAIRE POUR NOVEMBRE: Après le Brésil, qui pour tester les Lions ?

Après avoir verrouillé un choc de prestige contre le Brésil à Londres, le Sénégal attend toujours de connaître son second adversaire pour la fenêtre internationale de novembre. À moins de deux mois de la CAN 2025, cette incertitude pourrait avoir une incidence sur la préparation de Pape Thiaw et de ses hommes.

Le Sénégal connaît depuis plusieurs jours son premier rendez-vous pour la fenêtre internationale de novembre avec un prestigieux match amical face au Brésil, le 15 novembre prochain à l’Emirates Stadium de Londres. Un duel de gala face à la Seleção, dans un écrin mythique, qui devrait attirer tous les regards. Mais au-delà de cette affiche de prestige, les Lions attendent toujours de connaître leur deuxième adversaire, pour un second test dont l’importance sportive pourrait s’avérer capitale.

Car si la rencontre contre le Brésil offre l’occasion de se mesurer à une référence mondiale, elle ne répond pas tout à fait aux besoins concrets de Pape Thiaw à moins de deux mois du coup d’envoi de la CAN 2025. Le sélectionneur national souhaite, en effet, un match complémentaire face à une équipe africaine, plus proche du profil des adversaires que le Sénégal retrouvera au Maroc à partir de mi-décembre.Depuis plusieurs semaines, le Cap-Vert tenait la corde. Une sélection solide, fraîchement qualifiée pour sa première Coupe du monde, mais absente de la prochaine CAN. Finalement, le dossier a capoté : les Requins Bleus participeront à un tournoi amical à Dubaï, avec l’Égypte, l’Iran et l’Ouzbékistan.

D’autres nations africaines, elles, ont déjà calé leurs confrontations de novembre pour finaliser leur préparation.Un casse-tête de calendrierCette attente n’est pas anodine. En 2023, le Sénégal avait pu s’appuyer sur les éliminatoires du Mondial 2026 pour préparer la CAN. Les victoires face au Soudan du Sud (4-0) et le nul au Togo (0-0) en novembre avaient permis de maintenir la dynamique compétitive avant le dernier galop d’essai contre le Niger (1-0) en décembre, juste avant le départ pour la Côte d’Ivoire. Une séquence cohérente qui avait contribué à la bonne mise en route du groupe.

Cette année, le scénario est tout autre. Les éliminatoires du Mondial étant terminées depuis ce mois d’octobre, et la fenêtre de novembre se résume pour l’instant à une seule rencontre. Si aucun second adversaire n’est trouvé ou un autre en décembre, les Lions risquent d’arriver à la CAN avec une préparation express, en deçà des standards habituels. Un risque que le staff technique mesure pleinement, surtout face à la concurrence féroce annoncée sur les pelouses marocaines.

Trouver le bon équilibre

Dans ce contexte, le choix du second match prend une dimension stratégique. Affronter une nation africaine solide, à l’image du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso voire du Niger, permettrait de tester des schémas, d’évaluer la condition de certains cadres, et d’intégrer les nouveaux venus dans un contexte plus représentatif de la compétition à venir.Le temps presse.

La FSF multiplie les contacts pour offrir aux Lions la préparation qu’ils méritent. Mais à mesure que les jours passent, le risque d’un stage réduit à une seule affiche de prestige contre le Brésil se précise. Ce serait un rendez-vous de rêve pour les spectateurs, certes, mais un casse-tête pour un sélectionneur qui, lui, rêve surtout de continuité et de maîtrise avant d’aller reconquérir le titre continental.

Mouhamed DIEDHIOU