DIPLOMATIE SÉNÉGALAISE:Le PCA d’AIBD loue la symphonie Chef de l’État-Parlement-Gouvernement
Le Sénégal illustre une diplomatie moderne et cohérente, fondée sur la complémentarité entre le Chef de l’État, le Gouvernement et le Parlement. Une alliance stratégique qui renforce son influence et sa crédibilité sur la scène internationale, estime Papa Abdourahmane Dabo, Président du Conseil d’administration de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).
« On a souvent tendance à opposer diplomatie et assemblée. L’histoire, pourtant, donne tort à cette idée ». Cette réflexion ouvre la tribune de Papa Abdourahmane Dabo, Président du Conseil d’administration de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), consacrée à l’évolution de la diplomatie sénégalaise et à la place croissante qu’y occupe le Parlement.
M. Dabo rappelle que « la diplomatie trouve ses racines dans la République de Venise, première à concevoir l’idée de missions permanentes dans les pays où ses marchands avaient des intérêts ».« Aujourd’hui, les parlements du monde entier ont conquis leur place dans les relations internationales, en s’appuyant notamment sur leur rôle dans la ratification des accords et des traités », souligne-t-il.
« Pour le Sénégal, note-t-il, cette dynamique s’inscrit dans un système équilibré où la diplomatie parlementaire ne se substitue pas à celle du gouvernement, mais la complète, la renforce et l’accompagne. Elle traduit une cohérence institutionnelle rare, gage d’efficacité et de crédibilité sur la scène internationale ».
Un triangle institutionnel au service du rayonnement national
Le Sénégal illustre, selon Papa Abdourahmane Dabo, cette synergie entre les trois pôles de la République. Le Président de la République définit et incarne la vision souveraine de la politique étrangère. Le Premier ministre œuvre à sa concrétisation à travers les partenariats économiques et les investissements.
Le Président de l’Assemblée nationale, enfin, conduit la diplomatie parlementaire, consolidant les liens politiques, culturels et institutionnels entre les peuples. « Cette harmonisation, poursuit-il, permet au Sénégal de parler d’une seule voix à travers ses différentes institutions ».
Au-delà du soutien institutionnel, la diplomatie parlementaire est aussi une diplomatie d’influence. Grâce à l’indépendance des parlementaires, à la diversité des forums multilatéraux et à la richesse des échanges informels, elle favorise la création de réseaux solides et durables. Dans un monde interconnecté, cet atout stratégique renforce la capacité du Sénégal à défendre ses idées et ses positions dans les enceintes internationales.
Une diplomatie d’influence et de réseau
Le Sénégal siège aujourd’hui dans plusieurs instances internationales : L’Union interparlementaire (UIP), pendant parlementaire des Nations unies ; L’Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Union européenne (AFI–UE), miroir du partenariat stratégique Afrique-UE ; Le Parlement de la CEDEAO et le Parlement panafricain, qui prolongent respectivement les dynamiques de la CEDEAO et de l’Union africaine ; L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), liée à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ; L’Union parlementaire des États membres de l’OCI (UPCI), pendant de l’Organisation de la coopération islamique ; Et l’Union parlementaire de l’UEMOA, qui accompagne les politiques communautaires régionales.
« Ces engagements témoignent, soutient M. Dabo, de la volonté du Sénégal d’assurer la continuité entre diplomatie d’État, diplomatie économique et diplomatie parlementaire, formant ainsi un triangle stratégique au service du rayonnement du pays, de la paix et du développement durable ».
Pour Papa Abdourahmane Dabo, la diplomatie parlementaire « n’est pas une diplomatie parallèle ni de substitution, mais une diplomatie d’ouverture, de conviction et d’influence, articulée à celle du Chef de l’État et du Gouvernement, au service du peuple sénégalais et de la souveraineté nationale ».
Mariem DIA

