Un coach de Volley accusé du viol de sa joueuse de 16 ans
I. Sow, un moniteur de volley-ball à Dakar, est accusé de viol par une de ses joueuses A. S. Dièye de 16 ans. Il a été arrêté pour viol présumé et détournement de mineure.Le 27 juillet dernier, I. Sow, âgé de 36 ans, informaticien et moniteur de volley-ball, avait invité sa joueuse A.S. Dièye à une séance d’entraînement au terrain du lycée Maurice Delafosse de Dakar. Après l’entraînement, le moniteur de volleyball propose à sa joueuse de le suivre à son domicile, à la Gueule-Tapée.Selon les témoignages de la victime présumée lors de son audition à la police, le domicile de I. A. Sow étaient vides à leur arrivée dans la maison. Ils ont fini seuls dans une chambre, allongés sur le lit. Au bout de quelques minutes de flirt, I. Sow aurait déshabillé A. S. Dieye et abusé d’elle. «Surprise» et «tétanisée» selon ses mots, la jeune fille affirme n’avoir pas pu crier à l’aide. Le papa de la victime, inquiet de l’absence prolongée de sa fille, contacte directement le suspect qu’il connaissait personnellement. Ce dernier, reconnaissant le numéro du père de À.S. Dièye, avait préféré ignorer l’appel. Sa libido satisfaite, I. Sow aurait raccompagné la victime chez elle. Face au silence inhabituel et à la démarche claudicante de sa fille, son père la soumet à un interrogatoire très serré. La fille, en larmes, se réfugie dans un silence intrigant, qui renforce les doutes de son papa. Le lendemain, le père de famille se rend au commissariat de police du quatrième arrondissement, sis à la Médina, pour porter plainte. Face aux enquêteurs, A. S. Dièye restera longtemps enfermée dans un silence troublant. Après une longue audition sans issue, les enquêteurs de la police font appel à la mère de A. S. Dièye, qu’elle craint particulièrement. Soumise à la pression de sa maman, la présumée victime se décidera enfin à parler. Au fil de son interrogatoire, A. S. Dièye acceptera de confier par écrit, en cinq petits bouts de papier, la description de la chambre où les faits se seraient produits. Elle soutiendra aussi que son moniteur de Volley est le premier homme avec qui elle a eu un rapport sexuel. Eln possession de tous ces éléments, les policiers se rendent à Gueule-Tapée, dans la chambre du moniteur où se serait déroulé le viol. Tout concordait avec la description de la présumée victime. Est-ce la seule et unique fois que A. S. Dièye se serait rendu dans la chambre de son coach ? Y allait.elle pour flirter avec lui sans passer à l’acte sexuel ? En attendant de trouver des réponses à ces interrogations, un certificat médical délivré par un gynécologue de l’hôpital Abass Ndao a confirmé la défloration et des déchirures hyménales. La police trouvera aussi des échanges de messages téléphoniques à caractère sexuel entre À. S. Dièye et son coach.Le suspect I. Sow, confronté aux éléments de l’enquête, a nié avoir eu des relations sexuelles avec A. S. Dièye. Il reconnaît juste des échanges à caractère sexuel et l’invitation à l’entraînement. Les preuves matérielles, le certificat médical, la description exacte des lieux et les messages compromettants vont finalement précipiter le placement en garde à vue de I. Sow. Il a été déféré le 8 août au parquet de Dakar pour «viol sur mineure, détournement de mineure et corruption de la jeunesse».

