Le président américain Donald Trump en visite privée en Écosse, 1500 policiers mobilisés
Le président américain a atterri ce vendredi 25 juillet en Écosse, où il doit passer quatre jours en visite privée. Donald Trump doit se rendre dans ses golfs et également rencontrer les Premiers ministres britannique et écossais en début de semaine prochaine. Mais la visite ne devrait pas produire de résultats concrets, puisqu’une autre visite, d’État, est prévue en septembre. Cependant, les conséquences pour les forces de l’ordre sont, elles, bien réelles.
1 500 policiers écossais vont devoir être redéployés d’ici à mardi 29 juillet pour assurer la sécurité de Donald Trump et de son entourage. Il s’agit de la plus grande opération de maintien de l’ordre en Écosse depuis les funérailles de la reine Elizabeth II en 2022.
En plus de la protection du président américain, visé par plusieurs tentatives d’assassinat ces dernières années, les forces de l’ordre vont devoir encadrer les manifestations contre sa venue : il y en aura au moins trois au long du week-end, pour dénoncer l’exportation des idées de l’extrême droite américaine. Lors de la précédente visite écossaise de Donald Trump en 2018, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées à Aberdeen, Glasgow et Édimbourg.
Résultat : les forces régionales de police doivent jongler avec les plannings et enfreindre les conventions. Certains fonctionnaires vont enchaîner les journées de 12 heures et travailler jusqu’à 10 jours de suite, sans repos. Les syndicats du secteur dénoncent une surexploitation de la main d’œuvre et des ressources, qui risquent de mettre en danger le maintien de l’ordre dans le reste de l’Écosse. Ils envisagent des poursuites judiciaires contre les autorités.
Rfi

