La Russie et l’Ukraine s’accordent sur un nouvel échange de prisonniers
En Turquie, la Russie et l’Ukraine s’accordent sur un nouvel échange de Prisonniers les délégations russe et ukrainienne se sont rencontrées à nouveau ce mercredi 23 juillet à Istanbul, en Turquie. Troisième réunion en trois mois dans la perspective – qui semble encore bien lointaine – de mettre fin au conflit déclenché par l’assaut russe contre l’Ukraine en février 2022. Les attentes étaient minces. La Russie avait d’ailleurs prévenu avant la rencontre qu’il ne fallait pas s’attendre à des « avancées miraculeuses ». Principal résultat de cette troisième session de négociations : Kiev et Moscou se sont mis d’accord sur un nouvel échange de prisonniers.
1 200 prisonniers bientôt échangés de chaque côté : c’est le bilan concret de cette troisième session de pourparlers. Un bilan qui ressemble à ceux des deux premières rencontres, mi-mai et début juin, quand les deux camps avaient annoncé l’échange de milliers de prisonniers et soldats tués de part et d’autre. À Istanbul, ce mercredi 23 juillet, la Russie s’est dite prête à rendre à l’Ukraine les corps de 3 000 autres soldats, précise notre correspondante à Ankara, Anne Andlauer.Contrairement aux réunions précédentes, celle-ci a débuté par un échange à trois. Roustem Oumerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale ukrainien, et Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin, se sont parlés pendant une heure en présence du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, avant d’être rejoints par le reste des délégations.L’Ukraine propose un sommet Zelensky-PoutineLa Turquie a posé comme objectif de ces réunions l’établissement d’un cessez-le-feu. L’Ukraine le réclame, mais la Russie continue de poser ses conditions et de proposer tout au plus des trêves localisées, de 24 à 48 heures, afin de permettre aux deux armées de récupérer leurs morts et leurs blessés.L’Ukraine a suggéré la tenue d’un sommet de Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine d’ici à la fin du mois d’août – un sommet que la Russie n’a cessé d’exclure pour l’instant – et que la participation des présidents américain et turc y serait « précieuse ». Après à peine une heure de discussions au palais de Çiragan à Isbanbul, le chef de la délégation russe a reconnu que les positions restaient « assez éloignées les unes des autres ».Cette troisième session de pourparlers directs est intervenue à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères.

