Le Royaume-Uni sanctionne des agents du renseignement militaire russe
Piratage informatique, cyberattaques et frappes ciblées… Le Royaume-Uni hausse le ton face à la Russie. Londres a annoncé, vendredi 18 juillet, des sanctions contre des agents du renseignement militaire russes accusés de cybermalveillance pour le compte du Kremlin.
C’est une guerre de l’ombre, menée derrière les écrans, mais dont les conséquences n’ont rien de virtuel. Le Royaume-Uni a désigné 18 espions russes au sein de trois unités différentes du renseignement militaire comme les architectes d’une cyberoffensive à grande échelle, menées parfois depuis des années, sur le territoire britannique et au-delà.
L’unité 26165, visée par les sanctions, aurait notamment mené des repérages numériques avant les frappes russes à Marioupol, en 2022, en Ukraine, « y compris la frappe qui a détruit le théâtre où des centaines de civils, dont des enfants, ont été assassinés », détaille le Bureau des Affaires étrangères. Quelques années plus tôt, ces mêmes services russes auraient même opéré dans le cadre de l’empoisonnement au Novitchok, en 2018, de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury.
« Déstabiliser l’Europe, saper la souveraineté de l’Ukraine »
Le GRU, le renseignement militaire russe, réalise « régulièrement des opérations en ligne pour semer le chaos, la division et le désordre en Ukraine et dans le monde entier, avec des conséquences dévastatrices dans le monde réel », a indiqué le Foreign Office dans un communiqué. Cette campagne des espions du GRU vise à « déstabiliser l’Europe, à saper la souveraineté de l’Ukraine et à menacer la sécurité des citoyens britanniques », a déclaré le chef de la diplomatie David Lammy, cité dans ce même communiqué.
Le gouvernement britannique œuvre à « contrer les menaces hybrides à l’intérieur du pays (…) et à l’étranger, en travaillant en collaboration avec une coalition internationale comprenant les 32 alliés de l’Otan, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que nos partenaires du FBI », souligne le Foreign Office.
RFI

