DISPARITION DES GENDARMES BADJI ET SAMBOU : Les mille et une question des ressortissants des Iles Bliss Kassa

Suite à la disparition de l’Adjudant-Chef de la Gendarmerie Didier Badji en service à l’Inspection générale d’État (Ige) et du Sergent Fulbert Sambou de la Direction des renseignements militaires, leurs parents et proches, réunis au sein du Rassemblement des îles Bliss Kassa à Dakar, de la diaspora, et des îles, a fait face hier à la presse. Demandant à ce que leurs deux frères, «ne deviennent pas les agneaux d’un quelconque sacrifice», les responsables du rassemblement ont émis beaucoup d’interrogations et de questionnements, par rapport à cette disparition inquiétante de deux insulaires, lors de ce qui est présenté comme une partie de pêche. 

Les parents et proches des de l’Adjudant-Chef de la Gendarmerie Didier Badji en service à l’Inspection générale d’État (Ige) et du Sergent Fulbert Sambou de la Direction des renseignements militaires ne reviennent toujours pas de leur disparition, il y a maintenant une semaine. A travers leur association, le Rassemblement des îles Bliss Kassa à Dakar, de la diaspora, et des îles, ils ont tenu un point de presse hier, sur la question. Et c’est surtout pour exprimer leurs inquiétudes et craintes. Ainsi, même s’ils se félicitent de «l’auto-saisine» du Procureur qui a diligenté une enquête pour déterminer les conditions de cette disparition et mobilisé tous les services compétents de l’État, notamment pour retrouver les disparus, il n’en demeure pas moins que les parents et proches des disparus exigent que toute la lumière soit apportée à cette affaire. «La communauté demande solennellement à l’État du Sénégal de les édifier sur le sort de leurs frères au service de la République, et de tout faire pour que ces dignes fils leur reviennent sains et saufs. Parce qu’ils subsistent en nous un certain nombre de questionnements légitimes jusque-là non élucidés», déclare le rassemblement dans sa déclaration face à la presse. Ne pouvant pas comprendre que leurs frères disparaissent dans ces conditions, les ressortissants des îles Bliss Kassa s’interrogent et interrogent. «Comment est-il possible que nos frères disparaissent dans une zone de Dakar censée être la mieux sécurisée sans laisser de traces ? Comment une houle peut emporter en même temps deux insulaires sans leurs effets ? Comment deux soldats en service dans deux corps aussi stratégiques peuvent disparaitre volontairement ? A qui profite les fausses informations distillées à longueur de journée et à quelle fin ?», assènent-ils. 

«Cette communauté est caractérisée par des valeurs de probité morale, de loyauté, d’honnêteté, du sens élevé de l’honneur, de retenue et surtout du respect des Institutions et de la sacralité du secret».

Vu la gravité de la situation, l’association recommande à ses membres de «redoubler de vigilance» et à «rester mobilisés» jusqu’au retour parmi eux, de leurs deux frères. En effet, pour les ressortissants des Iles Bliss Kassa, tout doit être fait pour que Didier Badji et Sergent Fulbert Sambou «ne deviennent pas les agneaux d’un quelconque sacrifice». En outre, le rassemblement a exhorté les familles religieuses (musulmane, chrétienne, traditionnelle et coutumière), ainsi que toutes les forces vives de la nation à «s’impliquer pour le retour de ces vaillants fils sénégalais». Une mobilisation de tous, pour que, soutient la structure, «nous préservions ensemble ce socle qui cimente notre cher Sénégal avant que le rubicond ne soit franchi». Par ailleurs, pour que nul n’en ignore, le rassemblement note que la communauté des îles du Bliss Kassa (Haère, Hitou, Niomoune, Diogué, et Bakassouk), à l’entrée du fleuve Casamance sur la rive gauche en allant vers Ziguinchor, comme la communauté Diola, est «caractérisée par des valeurs de probité morale, de loyauté, d’honnêteté, du sens élevé de l’honneur, de retenue et surtout du respect des Institutions et de la sacralité du secret». «Ce sont lesdites valeurs qui ont (d’ailleurs) retardé le face-à-face avec la presse nationale. Car nous attendions, d’une part, d’avoir assez d’informations, de faire des recoupements nécessaires et d’autre part, d’obtenir l’onction de nos parents et aînés restés dans ces villages avec qui nous sommes très connectés», concluent les parents et proches des disparus.

L’info