« Concerts de casseroles » quotidiens pour maintenir la pression sur le pouvoir

L’opposition Yewwi Askan Wi a promis de poursuivre sa mobilisation, en appelant notamment à des « concerts de casseroles et de klaxons » à partir de mercredi à 20h TU (et heure locale).Avec cette forme de mobilisation chaque soir, pendant 10 minutes, la coalition entend maintenir la pression pour protester contre l’invalidation de sa liste nationale. Une nouvelle forme de protestation populaire.

Au premier soir, à 20h piles, le tintamarre commencé à Sicap Baobab, le quartier de l’opposant et maire de Dakar Barthélémy Dias. Casseroles, poêles, marmites : des riverains de tous âges font de bruit pour « envoyer un message de mécontentement à Macky Sall ».

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Une forme de protestation pacifique qui pourrait porter ses fruits si elle perdure, notamment avec les réseaux sociaux, selon Jean-Charles Biagui, enseignant chercheur en sciences politiques : « Le fait de rester chez soi et de protester de cette manière-là offre beaucoup plus de possibilité aux gens de se prononcer et participer. Du point de vue de l’image, cela pourrait avoir un impact considérable. »

Une stratégie de contestation notamment expérimentée en Amérique du Sud. Au Sénégal, les concerts de casseroles ne sont pas inédits, souligne Ibou Sané, professeur en sociologie politique, mais ils ont été spontanés et très localisés dans le passé :

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