ALIOUNE NDOYE A L’ASSEMBLÉE : Les députés réclament l’audit des licences de pêche

Les députés ont exigé hier au ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, un audit de la délivrance des licences de pêche.

Les députés ont lancé hier un cri de cœur à propos des conséquences de l’activité des bateaux étrangers sur nos ressources halieutiques. Les récriminations sont venues aussi bien du camp du pouvoir que de l’opposition. Toujours prête à défendre la politique du gouvernement, Sira Ndiaye, a cette fois émis des critiques sur les licences de pêche. D’après le député de Mbour, la rareté du poisson pousse de plus en plus les pécheurs à aller pêcher dans les pays voisins au prix de leurs vies. ‘’La pêche industrielle est en train de tuer la pêche artisanale’’, a-t-elle déclaré devant Alioune Ndoye. La député apériste de Mbour réclame les états généraux de la pêche. Elle exige en outre, la publication du registre des navires industriels autorisés à pécher au Sénégal et l’audit de la délivrance des licences de pêche. ‘’Je suis le mur de lamentation de pêcheurs. Je confirme ce qui dit Cira Ndiaye’’ a, de son côté, appuyé Abdoulaye Maktar Diop. L’opposant Mamadou Diop Decroix est aussi de cet avis. ‘’Ce sont les licences de pêche qui ont tué le secteur de la pêche. Ces bateaux pillent nos ressources et tuent nos pécheurs en mer’’, a-t-il dénoncé. ‘’Les bateaux sur nos eaux ne pèchent pas, mais pompent toute sorte de poissons. Par la suite, ils sélectionnent les poissons qui les intéressent et le reste est jeté dans les eaux. Il faut qu’on revoie le contrôle de la pêche dans nos eaux’’, s’insurge Nango Seck. Outre les licences de pêche, les députés se sont aussi intéressés à la gestion du Port autonome de Dakar. Et selon Mame Diarra Fam, il y a beaucoup de problèmes au port. Embouchant la même trompette, le député Cheikh Seck juge insignifiant les 13 milliards de bénéfice générés par le port qui, jadis, se désole-t-il, était le poumon de l’économie sénégalaise. Selon le député socialiste, le Port a aujourd’hui besoin d’investissement et de structuration. 

161 navires dont 129 détenus par des Sénégalais et 32 accords dont 31 avec l’Union européenne

La rareté des ressources halieutiques, Selon Alioune Ndoye, est une réalité. Seulement, il en dégage toute responsabilité, précisant qu’il n’a jamais signé de licence ni d’autorisation de pêche. D’après Alioune Ndoye, il y a 161 navires dont 129 détenus par des Sénégalais qui pêchent dans les eaux sénégalaises. Il soutient que 32 accords dont 31 avec l’Union européenne (Ue) et 1 avec le Cap-Vert sont en cours de validité. S’agissant des licences de pêche, il y a actuellement 121 qui sont actives pour armement sénégalais et 29 pour armement étranger. Le budget du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime est arrêté, pour l’exercice 2022, à la somme de 121 833 414 803 Franc CFA en Autorisation d’engagement (Ae) et à 43 537 818 489 Francs CFA en crédits de paiement (Cp). Il a enregistré une baisse de 6 milliards.

L’info