REGULATION DES LOYERS : Assome Diatta accusée de faire du ‘’réchauffé’’

Considérant que les dernières mesures prises par le gouvernement pour réguler le secteur de l’immobilier, sont tout simplement du réchauffé, les députés ont réclamé ni plus ni moins l’application stricte de la loi de 2014 portant baisse des prix du loyer. 

Plutôt qu’une régulation du secteur du loyer qui est prévu par les textes en vigueur, les députés réclament l’application tout simplement de la loi de 2014 portant baisse du loyer et qui est aujourd’hui plus que violée par les bailleurs au grand dam des locataires qui souffrent le martyr. Devant le ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises venue défendre le projet du budget de son département pour l’exercice 2021-2022, les députés ont beaucoup déploré le laisser aller et l’anarchie qui prévalent dans le secteur, ainsi que l’indifférence de l’Etat face à une telle situation qui affecte les populations déjà éprouvées par la conjoncture actuelle. Ils ont ainsi attaqué le communiqué sorti avant-hier par le ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprise (Pme), sur le cautionnement des loyers limité à l’équivalent de deux mois de loyer. Cette note, selon la représentation nationale, n’a apporté rien de nouveau tendant à régler le problème dans le secteur du loyer. ‘’La régulation n’a aucun sens dans une économie libéralisée. Créer un observatoire des loyers, c’est créer encore une source de dépense intitule’’, estime Théodore Chérif Monteil de la mouvance présidentielle. Quia a attiré l’attention du ministre du Commerce sur la souffrance palpable des Sénégalais suite à la hausse exponentielle du coût du loyer. Cette situation occasionne d’après lui, les multiples déménagements avec ses corolaires de désagréments. ‘’Le problème est que nous n’avons pas aujourd’hui une bonne maitrise des acteurs de l’immobilier. Nos textes de loi sont très clairs. La loi sur la baisse des loyers est encore valable.  Nous pouvons l’utiliser pour savoir qui dans l’immobilier respecte ou pas la loi’’, soutient-il. D’après Théodore Chérif Monteil, cette situation est due à deux grands problèmes : ‘’Le premier est que la loi n’est pas appliquée. Le deuxième est que l’Etat ne protège pas suffisamment les citoyens’’. ‘’Votre communiqué n’est rien d’autre que du réchauffé. La régulation est déjà prévue par la loi’’, appui la députée de la diaspora, Mame Diarra Fam, du Parti démocratique sénégalais.

Assome Diatta : «L’évaluation de la loi de 2014 a révélé que la plupart des réclamations soumises à son département, ont été satisfaites à environ 90%»

En réaction à ces interpellations, le ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprise (Pme) soutient que son communiqué est un rappel des dispositions règlementaires en vigueur. Assome Aminata Diatta souligne que l’évaluation de la loi de 2014 a révélé que la plupart des réclamations soumises à son département, ont été satisfaites à environ 90%. ‘’C’est la raison pour laquelle nous rappelons la nécessité pour les populations, à chaque fois qu’elles remarqueront que les règles ne sont pas respectées, de se reprocher du ministère pour que nous les rétablissions dans leurs droits’’, explique-t-elle. ‘’Il est fondamental pour chacun d’entre nous, de veiller à ce que les consommateurs et les populations soient protégés’’, ajoute la ministre d etutelle, passant ainsi sous silence certaines récriminations des députés sur la hausse vertigineuse des coûts du loyer au lendemain même de la rentrée en vigueur de la loi de 2014.

Outre cet aspect, les députés ont interpellé le ministre du Commerce sur la nécessité de mettre en place des magasins de stockage dans les lieux de production. Assome Aminata Diatta de rétorquer qu’une ligne de 2 milliards de francs CFA a été dégagée pour la construction de magasins de stockage dans les zones de production. Sur la régulation du marché, elle affirme soutient de 2012 à 2020, les denrées n’ont enregistré aucune une hausse. Cependant, prévient-elle : ‘’cette année, avec l’augmentation des prix au niveau international et l’épuisement des stocks, nous avons connu une légère hausse’’.  Elle a aussi dévoilé la politique de son département sur les produits locaux. ‘’Nous avons de plus en plus des produits de qualité sur le marché. Notre pays est fermement engagé dans la production et la consommation locale’’, a-t-elle décliné. Pour l’exercice 2022, le budget du ministère du Commerce et des Petites et Moyennes entreprise (Pme) est arrêté à la somme de 22 526 470 566 Francs CFA en Autorisation d’engagement (Ae) et en Crédit de paiement.

L’info