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LISTE DE YEWWI A MATAM : La Cour d’Appel désavoue le préfet

La Cour d’appel de Saint-Louis a rétabli Yewwi askan wi dans son droit de déposer ses listes aux élections locales dans le département de Matam. Khalifa Ababacar Sall et leurs alliés de ladite coalition qui avaient vu leurs listes déclarer forcloses par le Préfet de Matam, prendront ainsi part aux locales de janvier 2022, dans ce département.

La liste de Yewwi askan wi sera bel et bien de la la course aux locales du 23 janvier dans le département de Matam. La Cour d’Appel de Saint-Louis l’a en effet réhabilité hier, en rendant son verdict. Elle a demandé à ce que les listes déposées par le mandataire national de YAW, Déthié Fall soient acceptées par le Préfet. Khalifa Sall, Ousmane Sonko et leurs alliés de YAW ont vu leurs listes déclarées forclose à Matam. Le mandataire départemental de la coalition Djibril Ngom a, selon la coalition, déposé à la préfecture et dans toutes les sous-préfectures du département, de fausses lettres d’accréditation de mandataires, tout en gardant les originaux. Recherché par les responsables locaux de Yewwi askan wi qui ont voulu récupérer les originaux pour rectifier le tir, Djibril Ngom avait fui sa maison pour se cacher. Après avoir disparu des jours, il est ressorti, pour annoncer son ralliement à la coalition Benno bokk yaakaar. Non sans souligner qu’il ne partageait plus l’idéologie prônée par le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Mais son acte a été murement orchestrée pour empêcher la coalition de l’opposition de participer à la compétition électorale dans le département de Matam. Mais in fine, il n’est pas parvenu à ses fins, puisque la Cour d’Appel de Saint-Louis a tranché en faveur de Yewwi askan wi. Cependant, celle-ci devra mener le même combat dans plusieurs autres localités du pays où ses listes ont été déclarées soit forcloses, soit rejetées tout simplement comme c’est le cas à Kédougou où Moustapha Guirassy est en train d’en découdre avec l’autorité préfectorale et les forces de l’ordre pour être rétabli dans ses droits.

L’info