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MATAR BA SUR LE TOURNOI DE LA CEDEAO : ‘’La lutte est un facteur d’intégration’’

Le Sénégal abrite la 9e édition du tournoi de la Cedeao du 4 au 6 novembre à l’Arène nationale. Selon le ministre des Sports, Matar Ba qui a présidé la cérémonie d’ouverture, la lutte est facteur d’intégration.  

Capitale de lutte ouest africaine pour quelques jours, le Sénégal vibre au rythme du tournoi de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Sport Matar Ba qui voit en ce tournoi, un facteur d’intégration africaine. ‘’Tout ce qui touche la lutte, touche en réalité les Africains. Il ne faut pas qu’on ait le complexe de le dire et de le vivre. La Cedeao, en utilisant le sport, a choisi la discipline qu’on appelle la lutte traditionnelle. C’est un facteur d’intégration. Le Sénégal a toujours été devant ce combat, parce qu’on ne gagnerait pas le pari de notre développement sans l’intégration’’, déclare non sans rendre un vibrant hommage au chef de l’Etat qui, malgré la pandémie du coronavirus, a autorisé l’organisation de ce tournoi avec une pause d’une année. ‘’Le Sénégal, avec l’autorisation du chef de l’Etat, malgré la pandémie, abrite la 9e édition tournoi de la Cedeao. On a l’habitude de l’organiser, mais il y a eu une cassure avec l’arrivée de la pandémie et c’est reparti à partir du Sénégal. C’est pourquoi je voudrais rendre un hommage au président du Comité national de gestion de la lutte et a l’ensemble de son équipe pour la parfaite organisation. En tout cas, ce sont des débuts appréciables’’, soutient-il. 

Le ministre sénégalais ne s’est pas empêché de s’enorgueillir des moyens dégagés par son département pour permettre une bonne préparation de l’équipe nationale de lutte. ‘’Notre équipe nationale a été mise dans de très bonnes conditions pour la préparation’’. Il invite en outre, les Sénégalais à venir massivement supporter l’équipe nationale qui devra en découdre avec des Nigériens très tactiques et très fins. ‘’De ce que j’ai vu au début, il faut craindre le Niger. Il faut les étudier. Ce sont les deux pays qui se font la concurrence au niveau de ce tournoi. J’invite les Sénégalais à venir en masse, l’entrée est gratuite. L’objectif c’est d’être tous ensemble en communion entre pays frères. Nous sommes sûrs que ce sera une réussite pour le Sénégal autant sur le plan organisation que sur le pari de la participation. Nous avons Ambroise Sarr, l’excellent entraîneur de l’équipe nationale qui la tient avec une main de fer avec beaucoup de techniques. Nous prions pour que tout se passe très bien’’, déclare-t-il. 

‘’Le Niger ne comprend pas comment on fait pour organiser chaque week-end des combats de lutte’’

Matar Ba qui loue les qualités de l’équipe nationale, de l’encadrement et du travail de fond du Cng qui organise régulièrement des combats de lutte, soutient que le Niger est émerveillé de la capacité du Sénégal à organiser des combats à des intervalles très réduites. ‘’Je dois aussi vous dire que mon collègue du Niger m’a dit qu’il est surpris et émus de voir cette belle infrastructure au Sénégal. Ils ont des arènes mais pas dans ce format aussi majestueux et de dernière génération. D’ailleurs il m’a demandé de l’aider  à transporter notre expérience vers le Niger. J’ai décidé qu’au mois de décembre, nous allons avec les experts du ministère des Sports, du Cng et quelques lutteurs pour aller accompagner le Niger, parce qu’ils ne comprennent pas comment on fait pour organiser chaque week-end des combats de lutte’’, confie-t-il. Soulignant qu’au pays, on a des combats de lutte non seulement en week-end, mais aussi en jour de semaine. ‘’Par contre eux, ils ont beaucoup d’arènes, mais c’est l’expérience qui fait défaut. Et nous espérons que sous peu, ils auront le même format que chez nous’’ souhaite-t-il.

Quant au président du CNG Bira Sène, il a loué les prouesses de l’équipe nationale qui s’est montrée impériale jusqu’ici. ‘’Nous avons de bonnes impressions pour le moment. On a vu une équipe du Sénégal engagée et mobilisée. Lors du premier combat, nous avons vu que le Sénégal était supérieur à ses adversaires. Mais ce n’est qu’un début, parce qu’on a encore d’autres adversaires. Le Niger par exemple, surtout en individuel, depuis tout le temps, est notre adversaire potentiel dans ce tournoi. Donc, nous devons bien les prendre en compte’’, déclare-t-il. 

L’info