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MINE ANTIPERSONNEL À KANDIADIOU : La PFPC alerte sur les conséquences de ces engins

La Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC), condamne le retour des mines antipersonnel qui ont tué 6 personnes vendredi dernier, à Kandiadiou. 

Le retour des mines antipersonnel inquiète la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC). Celle-ci, dans une déclaration rendue publique hier, condamne fermement l’incident qui a eu vendredi dernier à Kandiadiou où 6 personnes ont été tuées suite à l’explosion d’une mine antipersonnel. ‘’Cet acte ignoble, posé en ce début d’année scolaire replonge les populations dans un traumatisme profond dont les séquelles seront sans doute irréversibles’’, a déclaré Ndeye Marie Diédhiou Thiam. Dans un contexte d’accalmie où l’ensemble des acteurs œuvrent pour le retour des populations déplacées et où la dépollution des terres affectées par les mines s’impose, la présidente du Conseil d’administration de ladite plateforme trouve triste et regrettable de voir que la pose d’engins explosifs est encore utilisée. Pour elle cet incident malheureux interpelle, une fois de plus, tout le monde, sur l’imminence d’une résolution définitive du conflit en Casamance et la poursuite des opérations de déminage humanitaire. Selon Ndeye Marie Diédhiou Thiam, dans beaucoup de zone de la Casamance, les populations font face aux menaces des engins explosifs improvisés, des mines artisanales ou encore des restes d’explosifs issus du conflit armé opposant l’Etat du Sénégal au MFDC. ‘’Les dégâts humains et matériels causés par ces engins restent encore considérables dans la mesure où ils continuent de tuer, mutiler de manière indistincte les porteurs d’armes (militaires et combattants) et les populations civiles qui constituent les victimes majoritaires’’, a-t-elle rappelé. Pour elle, le déminage est et reste plus que jamais une des priorités pour le retour de la paix en Casamance et la sécurité des populations. A cet égard, elle invite les auteurs à plus de responsabilité afin de stopper le minage dont les principales victimes restent majoritairement les populations civiles. ‘’Nous exhortons l’ensemble des acteurs (Etat du Sénégal, MDFC, partenaires financiers, société civile) à œuvrer pour la poursuite du déminage des zones touchées, à renforcer l’assistance aux victimes’’, a réclamé la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance.  

L’info