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REPORTS MULTIPLES DE LA PRODUCTION DE GAZ : Macky snobe le vice-président de BP

C’est Africa Intelligence qui vent la mèche ! Macky Sall, pas content de la gestion actuelle du projet gazier du champ Tortue, avec des reports multiples du démarrage de la production, aurait snobé le vice-président exploration-production de la major britannique, Gordon Birrell avec qui, il devait avoir un entretien le 30 septembre dernier.

Le Président Macky Sall et son gouvernement fondent beaucoup d’espoirs dans l’exploitation pétrolière et surtout gazière, notamment au niveau du gisement de Grand Tortue qu’il partage avec la Mauritanie. Mais BP qui dirige le projet a déjà plusieurs fois reporté les échéances. Et la date de démarrage de l’exploitation fixée dernièrement à 2023, s’éloigne de plus en plus, atteignant la fin de mandat du Présidant Macky Sall qui voudrait sans doute, être à la première loge en tant que chef d’Etat, quand jaillira le premier baril. C’est pourquoi, les multiples reports commencent à agacer sérieusement les plus hautes autorités. Et Macky Sall, de moins en moins emballé par la major britannique, aurait même annulé au dernier moment un entretien avec le vice-président de la boîte, chargé de l’exploration-production de la major britannique, Gordon Birrell. La rencontre devrait avoir lieu le 30 septembre dernier. Et ce n’est pas qu’au Sénégal que BP commence à agacer. En Mauritanie aussi, l’inquiétude grandit. D’ailleurs, lors de sa visite officielle en Mauritanie, au mois de juillet dernier, Macky Sall et son homologue Mohamed Ould Gazhouani se seraient longuement entretenu sur la question. 

Il faut dire que la situation n’est pas facile pour la major britannique qui a connu une série d’ennuis avec la pandémie du coronavirus. Mais l’échéance de 2023 devrait être tenable cette fois-ci. C’est en tout cas, ce qu’a affirmé le président du Conseil d’administration de Petrosen, Mary Teuw Niane, lors d’un webinaire, avant-hier. Quoi qu’il en soit, le Sénégal compte beaucoup sur la production de gaz non seulement pour renflouer ses caisses, mais aussi pour fabriquer de l’électricité. En effet, le pays compte utiliser une bonne partie de ce qui lui revient pour la production d’énergie, avec le système Lgn to Powership, consistant à produire de l’électricité avec du Gnl, dans une centrale flottante. En ce sens, un accord a été signé il y a deux ans, avec le géant turc du secteur Karpower dont le Sénégal a déjà loué les services. L’installation qu’il va mettre en place sera dotée d’une capacité de production de 235MW, soit 15% des besoins du pays en électricité. Une production de 70 millions de pieds de cubes de gaz par jour et de 2,5 millions de tonne de Gnl par an est attendue. Une production que se partageront à part égale, le Sénégal et la Mauritanie.

L’info