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CONDAMNE A 3 MOIS AVEC SURSIS : Guy Marius Sagna libre, mais son avocat voit rouge

Guy Marisu Sagna sort de prison. Il a été condamné hier à 3 mois avec sursis. Une décision qui est loin de satisfaire son avocat qui dénonce une justice qui s’accommode des «arrangements» et de la politique, au lieu de celle qui dit le droit, et rien que le droit.

Le sort de Guy Marius Sagna est scellé ! L’activiste prend trois mois avec sursis. Le leader de Frappe/France dégage est donc sorti libre du Tribunal, où le délibéré de son procès tenu la semaine dernière, a été prononcé. Il était poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, suite à un post sur sa page facebook, à travers lequel, il dénonçait une gendarmerie aux ordres et qui a été considéré par la Haut commandement, comme une atteinte à l’honorabilité du corps. C’est ainsi qu’il a été arrêté le 3 octobre dernier à Pakour, alors qu’il était allé prêter main forte aux populations locales, qui manifestaient contre l’affection de 1000 ha a un promoteur privé. 

Me Khoureyuchi Bâ : «Je ne peux me réjouir d’une telle décision qui est assez déconcertante. La justice n’a rien à faire des arrangements»

Même si son client est sorti de prison, Me Khoureychi Bâ ne cache pas son insatisfaction. «Peu importe la condamnation, qu’il soit assorti de sursis ou non, cet homme a été déclaré coupable. Je ne peux me réjouir d’une telle décision qui est assez déconcertante. La justice n’a rien à faire des arrangements. La justice n’a rien à voir avec la politique. Je demande au juge d’appliquer la règle de droit, rien que la règle de droit», fustige-t-il. Et d’en remettre une couche sur la justice. «Dans ce genre d’affaires, où un citoyen est poursuivi de chefs d’accusation de diffusion de fausses nouvelles, en se rendant compte qu’il n’avait fait qu’émettre une opinion, je pense que la moindre des choses pour un juge, quand toute la défense  converge  vers une seule demande qu’est le renvoi des fins de la poursuite sans peine ni dépens, parce qu’il n’y a pas d’infraction constituée, je pense qu’il y a un petit travail de vérification à faire avant de s’empresser de déclarer la personne coupable», assène la robe noire. Qui envisage de faire appel de la décision. «Cette affaire n’est pas finie. Le débat risque de se poursuivre à la Cour d’appel. Parce que de telles décisions ne doivent pas prospérer dans le pays», avertit-il.

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