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TENSIONS A DIASS : Le Cicodev déplore une agression foncière exponentielle

L’institut panafricain de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement en Afrique (Cicodev/Afrique) a appelé hier, les acteurs au dialogue pour le règlement de la situation foncière à Diass. La structure dirigée par Amadou Kanouté a fait des propositions pour éviter les tensions liées aux spéculations foncières. 

L’Institut panafricain de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement (Cicodev), a déploré les échauffourées opposant la population de Diass et les forces de l’ordre ces derniers jours. Cette situation fort malheureusement est devenue monnaie courante au Sénégal. Selon le Cicodev, elle découle d’une gestion foncière mettant à l’écart une population qui fait l’objet d’une spoliation foncière de toutes parts. ‘’Dans sa totalité, la commune de Diass connait une agression foncière exponentielle, menée souvent par des projets et programmes étatiques’’, constate le Cicodev.  La structure prend pour exemple, l’aéroport de Diass assis sur une assiette foncière de 4500 hectares et de la Zone économique spéciale industrielle (N°2) d’une superficie de 10.000 hectares. Il y a aussi le projet du port de Ndayane qui occupe 400 hectares appartenant à la commune de Diass et de l’usine des gros porteurs 100 hectares, ainsi que du Pole-urbain de Dagga-Kholpa, 3000 hectares avec une zone d’aménagement concertée de 300 hectares. À cela s’ajoute, la base de vie de ‘’Saudi Ben Laden Group’’ bénéficiaire de 100 hectares pour des besoins d’investissement. Loin de nier la pertinence de ces projets, Cicodev constate que ceux-ci privent la commune de toute possibilité d’extension pour satisfaire la demande de logement des administrés, sans compter les potentielles activités agricoles en voie de disparition. A cet effet, le Cicodev rappelle que l’accès à la terre est un droit fondamental, le foncier permettant à plus de 70% de la population du pays, de satisfaire leurs besoins en logement, nourriture, mobilité, accès à la santé à travers les plantes médicinales. Vu l’importance que joue le foncier pour l’être humain, Amadou Kanouté et ses camarades jugent inacceptable que des personnes soient réprimées parce qu’elles défendent leur droit de jouissance d’un bien public. Ce serait selon eux, remettre en cause les principes de l’Etat de droit et de l’équité qui soumettent les citoyens comme l’Etat au respect strict des lois et règlements en vigueur, en l’espèce dans le secteur foncier. ‘’L’Etat du Sénégal a l’obligation de garantir aux populations leur droit de réclamer un toit dans leurs communes’’, soutiennent-ils. Relevant ainsi que seul le dialogue peut mener à une issue heureuse des conflits. Dès lors, la structure dirigée par M. Amadou Kanouté lance un appel à l’Etat du Sénégal, à la commune de Diass et les populations à accepter toute tentative de règlement de ce conflit. 

L’info