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DROITS D’AUTEURS NUMERIQUES : Les musiques religieuses décrochent le jackpot

La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) a démarré le payement des droits numériques du premier semestre de l’année en cours. Et les musiques religieuses dépassent de loin celles ‘’profanes’’ en termes de gain. 

Au Sénégal, Youssou Ndour reste roi du Mbalakh, mais le mbalakh n’est plus roi de la musique sénégalaise. Il est détrôné par les chansons religieuses dans le cœur des Sénégalais. La preuve par la répartition des droits d’auteurs numériques dont le payement est entamé hier par la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav), pour le compte du 1er semestre de l’année 2021. En effet, les musiques religieuses se taillent la part du lion. Sur les 54 104 116 F CFA à distribuer, elles se retrouvent avec 33 205 651 F CFA, contre 20 998 455 F CFA pour les musiques «profanes». 

Pour l’acteur culturel et critique d’art, Alioune Ndiaye, ‘’la musique religieuse, tous styles confondus, du chant khassaïde à la chorale et autres Wolofal, prédominent incontestablement dans notre environnement discographique nationale’’. Il précise d’ailleurs que la musique religieuse inspire et nourrit même la musique (profane). ‘’Lors de mon séjour à Fès au siège du festival des musiques sacrées, j’ai pu véritablement mesurer les immenses opportunités dans ce filon des musiques religieuses. Surtout au Sénégal où nous avons des célébrités dans le domaine, à l’image de Julien Jouga, Aïda Faye, Ndiogou Afia, Cheikh Saadibou Samb…’’, déclare-t-il. Non sans ajouter que l’album ‘’Egypte’’ de Youssou Ndour fut une consécration dans ce style.  

L’info