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AMINATA ASSOME DIATTA : «L’État va sévir contre les spéculateurs»

Après la décision de gel de certaines taxes à l’importation pour un montant de 47 milliards francs CFA, le gouvernement brandit le bâton contre les spéculateurs. « L’État va sévir contre les spéculateurs », a juré le ministre du Commerce, invitée hier l’émission «Jury Du Dimanche» (JDD) sur Iradio. 

Le ministre du Commerce et des PME, Aminata Assome Diatta avertit les commerçants spéculateurs.  Elle a avisé les commerçants récalcitrants à appliquer les prix homologués. Dans le cas contraire, Aminata Assome Diatta compte en découdre contre eux. «L’État va sévir contre les spéculateurs», a juré le ministre du Commerce, invitée hier l’émission «Jury Du Dimanche» (JDD) sur Iradio. Le ministère du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises, Assome Aminata Diatta, ne veut pas laisser le champ libre aux spéculateurs. L’invitée de Khalifa Diakhaté, a promis une surveillance stricte des prix homologués sur les produits de consommation courante comme l’huile, le riz et le sucre. Le ministre de tutelle a fait l’annonce hier 05 septembre 2021 à l’occasion de l’émission hebdomadaire «Jury Du Dimanche» sur Iradio. Pour réussir cette gageure, le ministère va évidemment déployer ses services quotidiennement sur le terrain. Ainsi, elle assure que la direction du Commerce intérieur sera en première ligne. « Vendredi, j’ai réuni l’ensemble du personnel de la Direction du Commerce intérieur pour les sensibiliser sur les objectifs pour qu’ils soient davantage sur le terrain. Ils font le contrôle au quotidien. Mais, aujourd’hui, il s’agit pour eux d’être davantage visibles sur le terrain. Et le gouvernement a voulu accompagner le ministère du Commerce dans le cadre de l’atteinte de cet objectif en nous allouant 35 véhicules Pick up qui sont répartis sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit maintenant pour le ministère du Commerce de mobiliser tous ses agents », a déclaré, Assome Aminata Diatta. Face à Khalifa Diakhaté, le ministre sans langue de bois, a rappelé que « le Conseil national de la consommation (CNC) est un organe consultatif. C’est aussi un moment solennel ». Pour Assome Aminata Diatta, ce conseil ne doit être convoqué que lorsque, c’est nécessaire pour se prononcer sur des questions ponctuelles. « On le consulte sur des points bien précis, notamment sur toutes les questions liées aux prix, la réglementation, le gouvernement a l’obligation de consulter le Conseil   national de la consommation », a précisé le ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises, faisant allusion aux associations consuméristes qui fustigeaient le fait que le CNC soit resté longtemps sans se tenir. « Le CNC s’est réuni durant l’année 2019. Je venais juste d’arriver. Il s’est tenu le 1e août 2019 et le dernier conseil a été organisé le 1e octobre 2019. Après, c’était la période de la pandémie. Nous avons organisé une réunion beaucoup plus large que le Conseil où on a réuni l’ensemble des acteurs. C’était pour discuter sur l’approvisionnement du marché face à ce contexte de Covid-19. C’est ensuite qu’un comité de veille sur les grandes consommations a été mis en place. Et ce comité s’est réuni à plusieurs reprises », a-t-elle expliqué. Ajoutant : « La périodicité du CNC n’est pas obligatoire. On se réuni quand c’est nécessaire. Quel est le sens de réunir le Conseil si l’on n’a pas de matière ». « Le Conseil doit toujours aboutir à ses solutions qui seront suivies d’effets. Et les sujets de discussion sont très clairs. Ce sont les prix, la réglementation ou les circuits de distribution. Donc, si l’on n’a pas de problème à ces niveaux, on va se réunir pour discuter de quoi ?», s’interroge-t-elle. 

L’info