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COVID, AGE AVANCE, SANTE FRAGILE…Alioune Tine et Cie plaident pour une mesure humanitaire en faveur d’Hissène Habré

  • mbay thiamdoum
  • août 10, 2021
  • Commentaires fermés sur COVID, AGE AVANCE, SANTE FRAGILE…Alioune Tine et Cie plaident pour une mesure humanitaire en faveur d’Hissène Habré

Du fait de la propagation du variant Delta, de son âge et de son état de santé qui l’expose particulièrement, des organisations de défense des droits de l’homme souhaitent que le président Hissène Habré bénéficie de mesure humanitaire qui le soustrairait du milieu carcéral.

Alioune Tine d’Afrikajom Center, Sadikh Niass de la Raddho et Babacar Ba du Forum du justiciable, plaident pour un élargissement de prison, pour raison humanitaire, de l’ancien président Tchadien Hissène Habré, détenu au Cap Manuel, à Dakar. ‘’Il faut rappeler qu’au début de la pandémie à covid-19, Hissène Habré avait été placé, le 7 avril 2020, en résidence surveillée pour 60 jours, à cause des risques pour sa santé et de son âge avancé. Avec la recrudescence de la pandémie marquée par l’arrivée du variant Delta, plus contagieux et beaucoup plus dangereux, rien ne devrait s’opposer à des mesures humanitaires en faveur de l’ancien président du Tchad’’, notent-ils dans leur communiqué. Une demande d’autant plus légitime pour eux, que l’ancien homme fort du Tchad garde intacte son droit à la vie et à la santé. Ainsi, en raison de la gravité de la pandémie actuelle, de la détérioration de sa santé et de son âge avancé, Alioune Tine et Cie invitent l’Etat du Sénégal à prendre les mesures idoines pour garantir la sécurité sanitaire de l’ancien chef d’Etat. ‘’Face à cette situation, nos organisations rappellent la nécessité de respecter le droit à la vie et à la santé de M. Hissène Habré ; demandent qu’une attention particulière soit portée, compte tenu de son âge’’, disent-ils. Coupant la poire en deux, les organisations de défense des droits de l’homme plaident aussi la cause des victimes. ‘’Nous, organisations de la société civile, insistons sur la nécessité d’accélérer le processus d’indemnisation des victimes, qui reste une obligation pour la communauté internationale. Ainsi, l’Union africaine doit prendre en charge la question de la mise en œuvre effective de la réparation due aux victimes’’.