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DR MAMDOU MANSOUR DIOUF : «Le plus grand CTE du Sénégal ne comporte que 5 lits de réanimation»

  • mbay thiamdoum
  • août 9, 2021
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Le Dr Mamadou Mansour Diouf est indigné par la manque de matériel de réanimation dans nos structures de traitement des malades du Covid, donnant l’exemple du Cte de Dalal Jamm, qui est le plus grand du pays mais qui n’a que 5 lit de réanimation, précisant qu’être sous assistance respiratoire n’a rien à voir avec être en réanimation. 

Médecin-anesthésiste-réanimateur à la polyclinique Aquitaine Sante Jean Villar de Bordeaux, Mamadou Mansour Diouf, qui était il y a quelques jours en visite à Dakar, déplore le manque d’équipements pour la prise en charge des cas graves du coronavirus, notamment ceux devant être admis en réanimation. Et il donne l’exemple du centre de traitement épidémiologique de Dalal Jamm. «Le plus grand CTE du Sénégal situé à l’hôpital Dalal Jamm ne comporte que cinq (05) lits de réanimation. Vous avez bien lu : une réanimation d’une capacité de 05 lits seulement !», s’indigne-t-il. Et d’expliquer ce que beaucoup de profanes ne comprennent pas. «Lorsqu’on vous annonce un grand nombre de patients Covid sous «assistance respiratoire», c’est une grande confusion. Il s’agit en réalité de patients sous oxygène. L’assistance respiratoire n’a rien à voir avec cela. Être sous assistance respiratoire signifie être en réanimation, branché à une machine de ventilation artificielle appelé respirateur. Cette assistance pouvant être non invasive (à travers un masque facial) ou invasive (à travers une sonde d’intubation placée dans la trachée)», souligne-t-il. Et il est d’autant plus inquiet de cette situation de déficit en moyen de prise en charge, que «les cas graves explosent au quotidien et on ne voit aucune mesure de montée en puissance des moyens de réanimation». Ce qui pour lui, est «un vrai paradoxe». Poursuivant, il affirme : que lorsqu’au début de la pandémie il théorisais le concept de «course à l’armement médical» et plaidais pour l’investissement dans l’achat de matériels de réanimation en quantité et le relèvement du plateau technique des hôpitaux avec les milliards de la force Covid, on l’avait purement et simplement ignoré. «On avait préféré acheter du riz, placer dans les hôtels en pension complète, des cas-contacts, dont fait-il remarquer, personne ne parle plus. Et de noter que la Chine avait pourtant montré la voie très tôt en construisant un hôpital géant en un temps record et en investissant massivement sur les moyens de réanimation. «La dure réalité nous rattrape aujourd’hui hélas !», conclut-il. 

L’info