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PRESIDENCE FSF : Saër Seck rompt le consensus et fusille Me Senghor

Me Augustin Senghor candidat à sa propre succession à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne pourra plus compter sur Saër Seck pour rempiler. Le président sortant de la Ligue sénégalaise de football professionnel s’est retiré hier du consensus qui avait été trouvé entre eux, pour soutenir Me Senghor. D’ailleurs, il s’en n’est vertement pris à ce dernier dont il veut la place et n’a pas non plus épargné Mady Touré, un autre prétendant à la présidence de la FSF.

 Le football sénégalais est dans tous ses états. Après les révélations de Mady Touré sur Mbaye Diouf Dia et Saër Seck, le dernier nommé a renoncé au consensus autour d’Augustin Senghor. «J’ai dit, redit et répété, aussi bien aux autres candidats qu’aux membres du comité chargé du consensus, que le porteur de ce programme commun, né du consensus, pour l’avenir de notre football ne pouvait être Maître Senghor qui a présidé aux destinées de notre football lors des trois derniers mandats successifs et qui lui a beaucoup apporté», soutient Saër Seck dans un communiqué publié hier. Et d’ajouter : «Je me dois, à la vérité, de vous informer que le consensus en question se devait, dans son esprit, d’être le condensé des axes programmatiques des différents candidats ainsi que des propositions d’acteurs et d’éminentes personnalités expérimentées 
du football sénégalais . Je pensais et continue de penser qu’après trois mandats, cinq CAN, un poste extraordinaire pour le Sénégal, de 1er Vice-Président de la CAF et après avoir déclaré en toute bonne foi que le mandat qui s’achève le 7 août 2021 serait son dernier mandat, qu’il (Me Senghor) aurait dû prendre du recul et de la hauteur pour aider à trouver un consensus entre les autres candidats».

«J’ai proposé à Augustin Senghor une rencontre entre les 4 candidas»

«Nous avons tous été témoins des péripéties autour de sa candidature pour conduire le consensus dont je lui donne acte et pour lequel je respecte la position de ses tenants, tous éminents acteurs de notre football. C’est pourquoi, pour rester dans la dynamique du consensus et trouver la meilleure solution, j’ai proposé à M. Senghor d’abord en réunion entre les 4 candidats puis lors de mon audition par le comité de conduire le consensus jusqu’à la coupe du monde 2022 pour essayer de parachever l’importante œuvre réalisée et ensuite de permettre et favoriser une nouvelle gestion avec l’arrivée d’un nouveau Président», poursuit le président de l’Institut Diambars.

Il explique son retrait, entre autres, par le non-respect des termes du consensus par Me Senghor et son camp.  «Au surplus, ce consensus qui est le seul auquel j’adhérais devait se poursuivre avec une rencontre à quatre (Augustin Senghor, Ablaye Sow, Louis Lamotte et Saër Seck) afin de stabiliser la feuille de route et entre autres acter cet accord. Cette rencontre devait être convoquée sans délai, de manière quasi immédiate. C’est à ces seules conditions que j’avais accepté de signer le protocole qui m’avait été soumis; dont le dernier point tente de rendre compte de ces échanges et de cet accord», explique-t-il. 

«Les conditions posées par moi ne semble plus respectés »

Cette condition n’étant pas respectée, pour lui, «cela constitue une violation de l’accord tacite, du gentleman agreement convenu entre parties prenantes». Dès lors, constatant que «la logique de mener campagne (proximité du 7 août probablement oblige) a pris le pas sur le point 1 du protocole 2 appelant à la fusion des programmes laissé en souffrance et pour lequel le comité, qui semble avoir posé son dernier acte avec le protocole 2 du 22 Juillet, n’a pris aucune initiative», Saér Seck a décidé de  se retirer du consensus. «L’esprit programmatique et les conditions posées par moi ne  me semblent plus respectés», regrette-t-il. 

Quitter la Fédération et rester aux commandes exclusives de son club

Ayant quitté Me Senghor, il a aussi décidé de «ne pas être membre du prochain comité Exécutif de la FSF (au titre des 8 cooptés prévus dans les accords du consensus) ainsi que d’aucune instance fédérale». Mais, il va «rester au service du football» sénégalais, «en tant qu’acteur à la base» et «aux commandes exclusives» de son club, Institut Diambar. «L’ambition personnelle ne saurait être mon leitmotiv, ce que du reste ma passion pour le football, mon parcours et l’histoire récente de notre sport ont fini de démontrer y compris aux plus sceptiques», affirme Saer Seck dans son long communiqué.

L’info