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ABDOULAYE SOW SUR LE CONSENSUS AUTOUR D’AUGUSTIN SENGHOR : «Tant que les clubs nous feront confiance, nous resterons à la tête du football»

  • mbay thiamdoum
  • juillet 30, 2021
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Le président de la Ligue amateur Abdoulaye Sow est revenu sur le consensus autour d’Augustin Senghor. Le vice-président de la fédération sénégalaise de football déclare à qui veut l’entendre, qu’ils seront à la tête du football sénégalais tant que les clubs continuent de leur faire confiance. Il s’est exprimé hier depuis Kolda.

«C sont les 14 présidents de ligues qui ont porté sa candidature»

‘’Augustin Senghor avait dit qu’il ne ferait pas de 4e mandat et qu’il allait passer la main. Il avait dit tout ça. Mais ce que les gens ne veulent pas faire, c’est d’analyser le contexte d’alors et celui d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui s’est réellement passé? D’abord Augustin Senghor ne s’est pas présenté, mais ce sont les 14 présidents de ligues qui ont porté sa candidature. En dehors des interventions de Boubacar Gaye, d’Amara Traoré, il y a d’autres personnalités qui sont allées vers lui pour lui demander de se présenter. Mais si tous les Sénégalais lui avaient dit cela, et qu’il n’y avait pas un nouveau contexte, il ne se serait pas présenté’’.

«Pensez-vous que la FIFA allait venir au Sénégal en jet privé si Augustin Senghor ne valait rien ?» 

‘’Pour les élections de la CAF, il m’avait dit : «je vais à ses élections, je vais gagner et diriger l’Afrique, je ne gagne pas je mets une croix sur ma carrière dans le football». Et c’était clair, vu le contexte. Il a fait une belle campagne ; il a été soutenu par le chef de l’Etat et plus de 27 pays avaient donné leur accord. Pensez-vous que la FIFA allait prendre un jet privé pour faire le tour de l’Afrique et venir au Sénégal si Augustin Senghor ne valait rien ; c’est-à-dire n’avait un poids ? Non. C’est parce qu’il y a eu une menace de la candidature de Senghor, soutenu par ses collègues présidents de fédération qui le connaissent bien, que la FIFA a décidé de prendre son bâton de pèlerin pour faire le tour de l’Afrique, en passant au Sénégal, pour négocier le retrait de la candidature d’Augustin Senghor’’. 

«Préserver l’unité africaine et faire en sorte que le Sénégal ne perde pas la face»

‘’Quand la délégation de la FIFA était au Sénégal, le chef de l’Etat s’est opposé à cela et nous a demandé de continuer notre campagne et de nous battre. Mais la FIFA a continué sur sa lancée et il y a eu des enjeux africains. Mais l’Afrique devrait reste unie. Le président de la République nous a appelé et nous a dit que le Sénégal ne doit pas être à l’origine d’une cassure. Il nous a dit de préserver l’unité africaine et de faire en sorte que le Sénégal ne perde pas la face. Il nous a dit : «Si on vous propose le poste de vice-président, je pense que vous devrait accepter». Matar Ba ministre des Sports était présent ainsi que Saër Seck, moi-même et Ibrahima Ndao, directeur de cabinet du ministre des Sports’’.

«Un premier vice-président de la Caf est élu au tiers sortant, il a besoin d’une base solide» 

‘’C’était un nouveau contexte, c’est-à-dire, celui d’être premier vice-président de la Caf. Un premier vice-président a besoin d’une base solide, vu que le président de la CAF est élu pour 4 ans et le vice-président est élu au tiers sortant. Le jour où tu quittes ta base tu es éliminé. D’autant plus que notre président (Me Senghor), les gens le craignent parce qu’il n’est pas dans les compromis. Donc, il faut une base solide qui le soutient. Il y a beaucoup de gens qui sont venus me voir pour me dire si Augustin est élu à la CAF, je veux être président. Quand Saër Seck est venu me dire qu’il veut être candidat à la présidence de la FSF, je lui ai dit que je te soutiens. Et quand Saër Seck a dit à Senghor : «tu avais dit que tu ne te présenteras pas», je lui ai dit que quand la mémoire va chercher du bois, elle ramène le fagot qui lui plait, selon Birago Diop. Et là, je lui ai dit d’amener le fagot qu’il avait pris’’. 

«On ne s’agrippe pas…»

‘’Maintenant, on nous présente comme des gens qui ne croient en rien, qui se sont dédits ou qui s’agrippent au football. On ne s’agrippe pas. Vous avez confiance en nous, le jour où vous n’avez plus confiance nous partirons. Salif Diao a dit que la moyenne pour un projet c’est 10 ans donc le maximum c’est 20 ans. On ne peut pas développer un projet et avant terme, on l’abandonne. C’est pourquoi nous avons renoncé à certaines choses. Saër Seck, Mbaye Diouf Dia et Louis Lamotte ont renoncé à leurs ambitions pour nous soutenir. Tant que les clubs continueront de nous faire confiance, nous resterons à la tête de ce football’’. 

L’info