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RÉVISION EXCEPTIONNELLE DES LISTES ÉLECTORALES : Macky fixe la date de démarrage

A travers un décret sorti hier, le président de la République, Macky Sall fixe la révision exceptionnelle des listes électorales sur la période du samedi 31 juillet 2021 au mardi 14 septembre 2021, sur l’ensemble du territoire national. 

Dans un contexte national lourd de conséquences avec la résurgence de la pandémie du coronavirus, le président de la République Macky Sall prend les dispositions nécessaires pour aller vers les élections municipales et départementales du 23 janvier 2022. Après avoir fait voter à l’Assemblée nationale le code électoral issu du dialogue politique, le chef de l’Etat passe à la vitesse supérieure en fixant hier, la date de démarrage de la révision exceptionnelle des listes électorales. Selon le décret pris à cet effet et dont l’Info détient copie, cette révision se déroulera du samedi 31 juillet 2021 au mardi 14 septembre 2021 sur l’ensemble du territoire national. D’après le même document, il est ainsi prévu pour chaque commune au moins une commission administrative dont le fonctionnement et les modalités de travail seront fixés par arrêté du préfet ou du sous-préfet. Le rôle de ces commissions est de procéder à l’inscription des nouveaux électeurs ; la prise en charge des demandes de changement de circonscription électorales ou d’adresse électorale ; la radiation d’électeurs décédés ; la distribution des cartes d’identité biométrique Cedeao ; le changement de statut d’un militaire ou paramilitaire.

Cette décision intervient en effet dans un contexte national où beaucoup de nuages planent sur la tenue de ces élections locales initialement prévues en 2019 et reportées à plusieurs reprises. Certains allant même jusqu’à craindre un énième report du fait de la résurgence des contaminations au coronavirus qui fait beaucoup de victimes avec l’apparition du nouveau variant Delta. Quoiqu’il en soit, le chef de l’Etat semble résolument décidé à aller à ces joutes électorales contrairement à une certaine opinion publique qui pointe sa volonté de retarder ces échéances dans le but de les coupler aux prochaines élections législatives, en vue de jauger ses forces en perspective de la présidentielle de 2024.

L’info