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SERIGNE ABDOU MBACKÉ CHEIKH KHADY : «Il s’en est fallu de peu pour que l’irréparable se produise, mais…»

  • mbay thiamdoum
  • juillet 22, 2021
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A l’occasion de la fête de la Tabaski, Serigne Cheikh Abdou Mbacké Khady a publié une déclaration à travers laquelle, il est revenu sur l’importance des valeurs qui fondent le Sénégal et la nécessité de les préserver et les transmettre aux jeunes générations. Cela est d’autant plus important pour le guide religieux de Darou Mouthty, que se sont ces valeurs partagées par les religieux, les politiques, les populations, qui ont permis au Sénégal d’avoir les leviers sur lesquels il s’est appuyé pour éviter que le pire ne se produise lors des évènements de mars dernier. 

«l’Aïd el-Kebir de cette année survient à un moment où les Sénégalais dans leur immense majorité ont subi les soubresauts de toutes les sociétés qui ont eu à douter de l’importance de leurs valeurs cardinales», le constat est de Serigne Abdou Mbacké Khady. Ajoute que ces valeurs sont cultivées au Sénégal depuis des lustres et sont savamment entretenues et transmises de générations en générations au point qu’on nous enviait de partout cette «exception sénégalaise». Et la marabout de se réjouir que malgré les menaces, ces valeurs persistent. «Heureusement que les ressorts sont solides malgré les attaques régulières de certaines forces décidées d’ignorer l’importance de ces valeurs», dit-il. Et il en veut pour preuve, «les incidents qui ont émaillé le mois de mars dernier et leur dénouement du fait de l’intervention des chefs religieux et de l’acceptation des politiques». Pour lui, ces évènements et leur dénouement ont fini de démontrer que «la majorité de nos concitoyens tiennent encore à ces leviers incarnés par des guides religieux, des autorités politiques et coutumières». A l’en croire, «cela a été possible grâce à notre commun vouloir de vivre Ensemble, à notre sens du dépassement et au respect de l’autre». Cela est si vrai pour lui, que «même s’il s’en est fallu de peu pour que l’irréparable se produise (lors des évènements de mars), les Sénégalais dans leur immense majorité, ont su rebondir en mettant en avant plus ce qui nous unissait que ce qui nous opposait». Et en cela, soutient-il il nous faut du courage pour reconnaître d’abord la responsabilité personnelle de tout un chacun et, la responsabilité collective. «Cette responsabilité personnelle, au-delà de chaque sénégalais, incombe au premier chef à certains hommes politiques qui ont préféré pour la plupart se détourner des valeurs de JOM, NGOR, à certains religieux également qui ont préféré tourné le dos à leurs sermons vis-à-vis des préceptes des différentes religions et également une partie de la Presse dont le rôle primordial et Oh combien important et décisif, est délaissé quasiment», déclare le guide religieux, par ailleurs marabout de l’opposant Ousmane Sonko. Qui conclut : «L’espoir n’est pas perdu. (…). Il n’y a pas lieu de désespérer mais, il nous incombe tous dans notre volonté de lutter contre les maux qui gangrènent notre société, de recommencer à nous faire confiance mutuellement, de pardonner et de demander Pardon. (…). Le Sénégal a besoin de tous ses fils pour aller de l’avant et garantir l’avenir des générations futures».