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STATIONS-SERVICES SGF : La CSA dénonce les conditions de travail des employés

Les travailleurs des stations-services Serigne Guèye (SGF) et fils de Touba vivent toutes sortes de calvaires. C’est parce que ces travailleurs sont soumis à des conditions de travail qui s’apparentent à de « l’esclavagisme » que la Confédération des syndicats autonomes (CSA) du Sénégal a décidé d’alerter l’opinion et d’interpeller les autorités sur la situation.

D’emblée, la CSA dénonce : « A l’heure où sous d’autres cieux on parle de la semaine de travail de 35 heures et de congés de paternité, au Sénégal, il y’a des travailleurs qui font 24h/24, sans avoir le droit de s’asseoir. » Ces travailleurs, ce sont ceux de SGF qui subissent ainsi « toutes formes d’intimidation et de bravade pour avoir juste osé s’asseoir durant leur poste de travail qui dure 24h. ». 

Les camarades d’Elimane Diouf expliquent : « Les travailleurs des stations –services SGF affiliés à la CSA travaillent de 07h du matin jusqu’à 00h sans avoir le droit de s’asseoir, dorment sur place pour redémarrer les pompes à 05h du matin jusqu’à 07h avant que la relève se fasse. » Or, avancent-ils : « Pourtant le Décret 70-183 du 20 février 1970 fixant le régime général des dérogations à la durée légale du travail, modifié par le décret 2006-1262 en son article 11 fixe au-delà du contingent annuel de cinq cents heures /an et par travailleur, la limite d’un maximum de 10 heures par semaine et par travailleur. »

Le pire, selon la CSA, c’est que les heures supplémentaires ne sont même pas payées aux travailleurs qui ne perçoivent aucune autre prime, pas même celle de panier. Pour couronner le tout, SGF vient de licencier 6 travailleurs au motif qu’ils ont été trouvés en train de s’asseoir, alors qu’il n’y avait plus de véhicules à servir. Même les délégués ne sont pas épargnés, puisque deux d’entre eux, ont été relevés depuis jeudi de leurs postes.

Ainsi : « La CSA interpelle l’Administration du travail pour qu’elle prenne ses responsabilités pour que cet esclavagisme qui ne dit pas son nom cesse. Ce qui se passe est inadmissible dans un pays de droit. Au moment où, la CSA n’a cessé de plaider pour le renforcement de la préférence nationale à savoir l’entrepreneur Sénégalais et que le Président impulse la relance du dialogue social, ces comportements sont inacceptables. »

Elle avertit : « La CSA se mobilisera à travers tout le pays pour défendre ces travailleurs de SGF et toutes les autres victimes de ses pratiques afin qu’ils retrouvent leur dignité et leur travail dans des conditions de sécurité et de sureté exigées par notre législation nationale et les normes internationales du travail. »

Thiémokho BORE