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PR SAYFOULAYE BALDE SUR LE BUDGET 2022 A 5000 MILLIARDS : « Il n’y a pas de quoi se bomber le torse !»,

  • mbay thiamdoum
  • juillet 3, 2021
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L’économiste Sayfoulaye Baldé, basé aux USA passe au crible le projet de budget 2022 qui s’établit  à plus de 5 000 milliards CFA contre 2344,8 milliards en 2012. « Il n’y a pas de quoi se bomber le torse ! » relativise, l’économiste. 

«Le Sénégal, légèrement en dessous de la moyenne de la classe ! Le Sénégal, comparé à ses pairs de la zone UEMOA est juste moyen, voire légèrement en dessous de la moyenne de la classe en termes d’évolution du budget. Donc pas de quoi se bomber le torse ! », estime Sayfoulaye Baldé, économiste, faisant allusion au projet de budget 2022 et qui s’établit  à plus de 5 000 milliards CFA contre 2344,8 milliards en 2012. Selon lui la Cote d’Ivoire, en 2012, était à 3.160 milliards. Elle prévoit pour 2022, un budget de 9 670,4 milliards de FCFA. «Le budget a été triplé pendant cette période. Le Bénin, en 2012, le Benin était à 1017 milliards. Il est passé à 2452,192 milliards en 2021, son budget a doublé. Le Niger en 2012, le Niger était à 1500 milliards. Il est passé à 2645 en 2021, son budget a doublé avant le projet de loi de finances 2022. Le Cameroun, dans la zone CEMAC, Pour la même période est passé de 2 800 milliards à 4 865,2 milliards en 2021. Son budget a également doublé avant le projet de loi de finances 2022», analyse l’économiste, originaire de Vélingara, dans la région de Kolda et milité au parti socialiste avant de quitter les «Verts» de Colobane. «En examinant l’évolution du budget du Sénégal sur les dix dernières années et, en faisant une comparaison avec les pays de la zone UMOA et même de certains pays de la Zone CEMAC, on voit claire qu’il est juste un élève moyen», poursuit M. Baldé. 

«Entre 2012 et 2019, la dette publique est passés de 4741 à13 849 milliards»

Lequel s’empresse  de signaler, cependant,  qu’au même moment la dette publique du Sénégal a exploser comme jamais. « Par contre, on remarque qu’entre 2012 et 2019, la dette publique du Sénégal est passée de 4.741 à 13.849 millions d’Euros, soit une évolution d’environ 300%. Il faut y ajouter les chiffres de 2020 et 2021. Pour 2022, le service de la dette pourrait se chiffrer à environ 1,2 milliards par jour », fait-il remarquer. Selon Sayfoulaye Baldé, en dépit, du doublement du budget entre 2012 et 2022, des secteurs comme l’éducation, la santé et les sports ont encore la tête dans l’eau. « L’État n’arrive pas à éradiquer les abris provisoires et payer les avancements et autres dettes aux enseignants. Aucune université sénégalaise dans le top 50 du classement africain », constate pour le déplorer l’économiste.

A titre illustratif, M. Baldé indique que le Sénégal continue d’évacuer des malades dans les hôpitaux d’autres pays africains faute d’investissement.  Deplus, fait-il observer le Sénégal n’a pas un stade de foot homologué par la FIFA pour les éliminatoires du mondial 2022. « Le Sénégal a un taux de chômage global estimé à 49 % en 2019 et, L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie sénégalaise estime que chaque année, plus de 100 000 nouveaux demandeurs d’emplois âgés entre 15 et 34 ans arrivent sur le marché du travail », écrit-il. En outre, il soutient que plusieurs grands projets démarrés en fanfares sont à l’arrêt, sans doute par faute de crédits.  « Le dernier rapport conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations unies pour l’enfance et l’Organisation mondiale de santé sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde indique qu’au Sénégal «plus du tiers de la population vit en dessous du taux de pauvreté , tandis que 75% des familles connaissent une pauvreté chronique», souligne, en conclusion, Sayfoulaye Baldé, 

L’info