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MANQUEMENTS DANS LES CET : Les graves révélations du professeur Seydi

Les Centres de traitement épidémiologique (CTE) connaissent des problèmes d’oxygène et cela peut couter la vie à des malades. Le Professeur Seydi a alerté sur le sujet hier, lors d’une rencontre entre la tutelle et le Comité national de gestion des épidémies.  Rencontre au cours de laquelle, il a aussi posé le problème d’accès à certains examens paramédicaux, souvent déterminants dans la prise en charge des malades. 

Alors que le Covid 19 a repris une courbe ascendante, dans les centres de traitement des épidémies, les problèmes font légion. Et celui lié aux problèmes d’oxygène est sans doute plus préoccupant. Du moins pour le Professeur Seydi, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann. ‘’Nous avons un problème d’oxygène au niveau des Cte, et cela peut être fatal pour les malades’’, a martelé le spécialiste, lors de la rencontre d’hier entre la tutelle et le Comité national de gestion des épidémies (Cnge). Poursuivant, il souligne avoir alerté il y a longtemps. ‘’Je le dis depuis plusieurs mois : un Cte ne doit pas avoir une seule centrale d’oxygène. Il faut toujours deux centrales d’oxygène. Au niveau du Service des maladies infectieuses, nous en avons trois, plus un back-up pour les bouteilles d’oxygène. Parce qu’une centrale peut tomber en panne et là, nous pouvons perdre des malades. Perdre une vie humaine que l’on pouvait sauver n’est pas quelque chose de banal. Il faut qu’on veille à cette qualité d’oxygène’’, dit-il. Non sans alerter de nouveau : ‘’Il y a très souvent des pannes d’oxygène et ce n’est pas seulement à Fann. C’est arrivé à Dalal Jamm et ailleurs. Il faut absolument et de manière définitive, régler ces problèmes d’oxygène qui peuvent exister durant la prise en charge’’.

Sur un autre registre, le spécialiste des maladies infectieuse déplore les difficultés  d’accès à certains examens paracliniques. ‘’Je pense qu’il faut que le ministère aide les hôpitaux à gérer le problème de certains examens paracliniques. Par exemple, le scanner de l’hôpital Fann avait fait l’effort de le faire gratuitement pour un patient de Covid 19 qui en avait besoin. Mais depuis quelque temps, on demande aux patients de payer’’, informe-t-il. Et à l’en croire, cela pose véritablement problème, car, par exemple, si le patient est suspecté d’une embolie pulmonaire, c’est une urgence qu’il fasse l’examen. Mais d’abord, ‘’il faut que le malade paie. S’il ne paie pas, cela pose un problème pour la prise en charge des urgences’’. Dès lors, pour lui, le ministère devrait appuyer les hôpitaux pour qu’ils puissent fournir des examens à leurs patients.

L’info