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ASSEMBLÉE NATIONALE : Mbery Sylla attaque Sonko et se retrouve avec l’œil tuméfié, le boubou déchiré et les babouches éparpillées

  • mbay thiamdoum
  • juin 26, 2021
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Les députés Ousmane Sonko (opposition) et Amadou Mberry Sylla (pouvoir) en sont venus aux mains hier, lors du vote des lois portant modification du Code pénal et du Code de procédure pénale. 

C’était chaud, hier, à l’Assemblée nationale où les députés de la treizième législature se sont donnés en spectacle tout au long du déroulement de l’examen des projets de loi portant modification du Code pénal et du Code de procédure pénale. La majorité et l’opposition parlementaire qui se sont toisés toute la durée de l’examen de la loi, se sont renvoyées toute sorte d’invectives. Pour couronner le tout, les députés Ousmane Sonko et Amadou Mberry Sylla en sont venus aux mains. Les deux hommes se sont en effet violemment battus comme deux lutteurs dans une arène. Et le leader de Pastef qui a réagi à une gifle du député de la majorité, a malmené Amadou Mberry Sylla, qui dans la bagarre, a perdu ses babouches et son boubou déchiré en deux morceaux. Pire, le député de Louga s’est retrouvé avec l’œil tuméfié, quasiment fermé. Et il a fallu qu’il fasse un tour à l’infirmerie pour qu’on s’en occupe. Cette situation que regrette pourtant le leader de Pastef était pourtant prévisible depuis longtemps, à l’en croire. ‘’Nous n’en sommes pas encore à cette étape de notre vie où on est obligé de croiser les bras et de se laisser violenter. Jamais nous n’allons rester passif devant des attaques de quiconque. On peut même rester passif face aux injures et autres provocations qu’on subit tout le temps au sein de l’hémicycle. Mais on est obligé de réagir quand on est attaqué. Je l’ai bien bastonné, même si ce n’était pas dans mes intentions’’, a d’emblée confié le leader de Pastef après cette altercation. Avant d’ajouter : ‘’Nous vivons toute sorte de terrorisme au sein même de cet hémicycle. C’est d’ailleurs pour cette raison que de plus en plus, je viens rarement à l’Assemblée nationale. Je suis un responsable et j’ai l’ambition de diriger le pays, on devrait m’accorder un minimum de respect rien que pour ce que je représente’’. 

Cette attaque selon Ousmane Sonko, obéit à une stratégie funeste mise en branle depuis toujours par la majorité pour l’empêcher de faire correctement son travail de député. ‘’Ils ont tout planifié. On leur a ordonnés de me provoquer, de m’attaquer, et même de se bagarrer avec moi pour que les Sénégalais disent qu’Ousmane Sonko est violent et que je sois discrédité’’, soutient-t-il. Avant de hausser le ton : ‘’Mais toute chose a une fin. Je peux tolérer les insultes. Mais si quelqu’un m’attaque physiquement, quelle que soit sa taille, son physique, je suis dans l’obligation de réagir. Comme recruter des nervis, c’est leur spécialité. Quelqu’un d’entre eux qui m’a menacé partout, s’est attaqué aujourd’hui à moi. Il ne va plus le refaire. Dieu a fait que je l’ai battu et déshabillé. Il n’a même pas pu assister à la séance. Je ne voulais pas que cela se passe ainsi. Mais, c’est juste un message que nous voulons envoyer à l’endroit de ces députés de la majorité présidentielle qui veulent s’attaquer à nous. Parce que personne ne détient le monopole de la violence. Ici, si tu touches à quelqu’un, il va riposter’’, fulmine-t-il. 

Mbery Sylla : «Lui-même, on l’a tabassé… Il sait que je ne suis pas n’importe qui»

Revenu à l’hémicycle, Amadou Mberry Sylla dément les propos du leader de Pastef. ‘’Ousmane Sonko est un menteur. Lui-même, on l’a tabassé. Ousmane Sonko n’est même pas dans la salle, il est parti. J’ai constaté que les massages ne lui ont servi à rien. Malgré tous ses massages, on l’a malmené. Il a même fui. Ousmane Sonko n’est pas quelqu’un de sérieux. Il sait que je ne suis pas n’importe qui. Il a fait face à un grand homme. Je lui ai donné un coup de poing et il est tombé’’, s’est défendu le député de la majorité présidentielle, oubliant que la scène de pugilat était filmée. Avant d’expliquer, ‘’il était même en compagnie de 10 gardes du corps. Donc, je n’ose pas l’attaquer. Il a commencé en premier, en m’infligeant un coup d’épaule et j’ai riposté.  Et moi, je suis venu tout seul. Personne ne m’a accompagné contrairement à lui’’. 

L’info