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PRESENCE DE VARIANTS ET RISQUE DE 3ME VAGUE : L’alerte du Pr Souleymane Mboup

Le coronavirus est toujours là, et les variants, y compris les plus dangereux, sont maintenant présents au Sénégal. L’alerte est du professeur Souleymane Mboup, qui présentait les résultats de séquençages réalisés par l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef). Le virologue invite dès lors au respect des mesures barrières et à la vaccination, pour éviter une 3ème vague. 

Depuis plusieurs semaines, on agit au Sénégal, comme on s’était définitivement débarrassé du coronavirus. Et le plus mauvais exemple du non-respect des mesures barrières nécessaires dans la lutte contre la pandémie vient des plus hautes autorités, en tournée dans le pays et drainant à chaque fois des foules. Or le virus est toujours présent et avec la présence de plus en plus remarqués de ses variants, de plus en plus dangereux, on risque d’aller vers une 3èmevague. ‘’À ce jour, 900 échantillons ont été passés au séquençage avec 300 échantillons positifs au SARS-COV-2 de la première vague et 600 échantillons positifs SARS-COV-2 de la deuxième vague. Pour ce qui est de la première vague, aucun variant préoccupant n’a été identifié. Pour ce qui est de la deuxième vague, on a retrouvé une plus grande variabilité du virus avec 30 variants différents avec 10 % des souches constituées par des variants dits préoccupants’’, informe le virologue sénégalais selon qui, 95 % de ces variants trouvés sont de la classe Alpha, plus connu sous le surnom de britannique, alors que 5 % appartiennent à la famille du variant indien ou delta’’, a fait savoir hier le patron de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), en marge de l’ouverture de formations en biologie moléculaire. Et d’ajouter que pour le travail de séquençage très important dans le cadre de cette pandémie, son institution a acquis des séquenceurs de «dernières génération» et d’un Gridlon, qui, souligne-t-il, permet 1000 séquences par semaine. ‘’Pour l’identification des variants d’intérêt, soutient le Pr Mboup, un screening est réalisé pour tous les échantillons positifs au SARS-COV-2 et permet d’identifier en 1h 30 les échantillons suspects de présenter des mutations. Ces derniers sont passés au séquençage avec les NGS et les résultats sont obtenus dans les 12 heures qui suivent’’. Et le spécialiste des virus qui a invité les populations à se vacciner, car le vaccin étant le moyen le plus sûr d’échapper à la maladie, demande aussi le respect des gestes barrières, quasiment à l’abandon’’.

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