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PERSPECTIVES ECONOMIQUES : La BCEAO envisage un taux de 5,6% dans l’UEMOA

Le Produit intérieur brut (PIB) dans l’Union économique  et monétaire ouest africain (UEMOA)  connaitra une croissance de l’ordre de 5,6% en 2021, après 1,5% en 2020, selon les projections de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO). 

‘’Cette évolution a été portée par l’ensemble des secteurs d’activité, consécutivement au regain de vigueur de la demande intérieure. En perspective, le taux de croissance de l’Union est attendu à 5,6% en 2021, après 1,5% en 2020’’, souligne un communiqué de la BCEAO, faisant l’économie de la réunion du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tenue, le mercredi 9 juin 2021. Il s’agit de  la deuxième réunion ordinaire au titre de l’année 2021, par visioconférence, sous la présidence de Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la Banque Centrale. 

‘’La consolidation de la reprise de l’activité économique dans l’Union serait portée par une bonne exécution des plans de relance, le maintien des mesures de soutien budgétaire et monétaire ainsi qu’une amélioration de la situation sécuritaire’’, précise la même source. Selon le document, l’exécution des opérations financières des États membres de l’UEMOA, au cours des trois premiers mois de l’année 2021, s’est soldée, en référence à la même période de l’année précédente, par une atténuation du déficit budgétaire global, base engagements, dons compris, ressortant à 2,9% du PIB contre 4,5% un an plus tôt. ‘’Cette évolution résulte d’un accroissement des recettes et dons plus important que celui des dépenses publiques’’, souligne le communiqué de la BCEAO.

Taux d’inflation de 2,2%

‘’Sur le marché monétaire, les conditions financières sont restées favorables, en ligne avec l’orientation accommodante de la politique monétaire menée par la Banque Centrale. Les taux moyens pondérés des adjudications sur les compartiments à une semaine et à un mois des guichets de la Banque Centrale sont demeurés à 2,00% contre des niveaux respectifs de 2,90% et 3,55% à la même période de l’année précédente. Le taux d’intérêt moyen pondéré sur la maturité à une semaine du marché interbancaire a baissé, s’établissant à 2,53% contre 2,62% au trimestre précédent’’, indique le texte. Ajoutant : ‘’En ligne avec ces évolutions, le taux moyen des crédits bancaires a connu un recul de 16 points de base par rapport au quatrième trimestre 2020 pour se situer à 6,42% au premier trimestre 2021. Sur le marché des titres publics, les conditions de financement des États membres sont restées favorables sur la période. Le taux d’intérêt moyen pondéré des bons du Trésor est ressorti à 3,6% contre 4,5% un an auparavant’’. 

Au plan monétaire, la masse monétaire a connu une accélération sur le premier trimestre 2021, avec une croissance, en rythme annuel, de 21,5% contre 16,5% un trimestre plus tôt. Cette progression a été portée par les hausses combinées des créances intérieures et des actifs extérieurs nets. ‘’En particulier, les créances sur l’économie se sont accrues de 6,5% sur un an. Les réserves de change de l’Union se sont consolidées par rapport au trimestre précédent pour représenter un taux de couverture de l’émission monétaire de 84,0% à fin mars 2021. Elles assurent 6,7 mois d’importations de biens et services contre 5,9 mois au trimestre précédent’’, relève le document, indiquant que le Comité de Politique Monétaire a relevé une décélération des prix à la consommation au premier trimestre 2021, le taux d’inflation ressortant à 2,2% contre 2,7% un trimestre plus tôt. ‘’Cette baisse du rythme de progression des prix au niveau de la sous-région est imputable essentiellement à la hausse de moindre ampleur des prix des produits alimentaires, en raison de l’amélioration de l’offre de céréales, de légumes ainsi que de tubercules et plantains. A l’horizon de vingt-quatre mois, soit à fin mars 2023, le taux d’inflation devrait se situer à 1,9%, dans la zone cible [1,0% – 3,0%] définie pour la politique monétaire dans l’UMOA’’, souligne la BCEAO.