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RELANCE DES ECONOMIES AFRICAINES : Une dizaine de chefs d’État africains au sommet de Paris

  • mbay thiamdoum
  • mai 18, 2021
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A l’initiative du président français, Emmanuel Macron, plusieurs chefs d’Etats africains se retrouvent aujourd’hui à Paris, pour un sommet sur la relance des économies du continent, affectées par la pandémie du Covid 19. 

Les chefs d’Etats africains, Felix Tshisekedi (RDC), Cyril Ramphosa (Afrique du Sud), Joào Lourenço (Angola), Uhuru Kenyatta (Kenya), Alpha Kondé (Guinée), Denis Sassou Nguesso (Congo), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Muhammadu Buhari (Nigéria), Paul Kagamé (Rwanda) et Macky Sall (Sénégal) vont prendre part au sommet qui s’ouvre ce mardi 18 mai 2021, à Paris, sur la relance de l’économie africaine, très ralentie par la pandémie, selon la présidence française. ‘’L’idée de ce Sommet sur le financement des économies africaines a germé à l’automne, quand le Fonds monétaire international a prévenu que l’Afrique pourrait se heurter à un déficit de financement de quelque 290 milliards de dollars d’ici 2023’’, lit-on. L’économie du continent devrait cependant rebondir cette année (+3,4%) après avoir connu sa première récession l’an dernier depuis près de 50 ans. Un moratoire sur la dette publique, sous la houlette du Club de Paris, a également permis de donner un peu d’air avec la suspension de paiement de 5,7 milliards de dollars d’intérêt. Et le G20 a réussi à convaincre la Chine, devenue de loi, le plus important créancier du continent à participer aux négociations sur la dette.

«New deal» pour l’Afrique

Mais ces mesures ne suffiront pas à résorber la crise financière qui se profile. ‘’Nous sommes collectivement en train d’abandonner l’Afrique à des solutions qui datent des années 60’’, a estimé Emmanuel Macron, fin avril, appelant à un «New Deal du financement de l’Afrique».  Et de mettre en garde sur le coût de l’inaction : terrorisme, immigration, pauvreté. Les demandes des dirigeants africains sont connues : moratoire sur la dette le temps de sortir de la pandémie, sanctuarisation de l’aide au développement et attribution de nouveaux DTS (droits de tirage spéciaux) par le FMI. Sur ce dernier point, le principe d’une émission de 650 milliards de dollars de DTS, dont 34 milliards alloués à l’Afrique, semble acquis. Mais les conditions de l’aide posées par les institutions multilatérales (FMI, Banque Mondiale) continuent de susciter des controverses, notamment sur les contreparties budgétaires ou fiscales. Et la présidence française reconnaît que les montants de DTS ne sont sans doute pas suffisants. Des réflexions sur l’utilisation des DTS en faveur des pays les plus pauvres, mais aussi de vente de stocks d’or par le FMI pour financer des prêts à taux zéro, sont engagées. D’autres pistes sont sur la table, comme des allégements de dettes, en réussissant créanciers privés et publics.

L’info