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AMADOU LAMINE DIENG, DG IPRES : «Le système de gestion des Retraites au Sénégal se porte très bien»

  • mbay thiamdoum
  • mai 10, 2021
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Nommé Directeur Général de l’Institution de Prévoyance retraire du Sénégal (IPRES) le 04 juin 2020, Amadou Lamine Dieng était depuis lors concentré sur sa tâche. Pour sa première sortie médiatique sur l’Institution, accordée à «L’Info», il évoque avec votre canard préféré, la situation de l’Institution à l’épreuve de la  Covid 19, notamment, les stratégies mises en place pour assurer les recouvrements des cotisations malgré le contexte économique assez difficile. La modernisation de l’IPRES, avec le nouveau système d’information qui le relie à la Caisse de sécurité sociale et qui offre beaucoup de commodités et de facilités aux entreprises et aux travailleurs, a été largement expliquée par le nouveau Directeur Général. Ancien Directeur Général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng approuve les nouvelles orientations et mesures du chef de l’Etat en matière d’emplois et d’insertion des jeunes. Homme politique, Maire de la commune de Wack Ngouna et président du collectif des 15 maires du département de Nioro, le Dg de l’IPRES a aussi commenté le débat sur le report des élections locales et les récents évènements violents à travers le pays. 

L’Info : Mr le Directeur Général, le Sénégal est confronté à la crise de la Covid 19 depuis plus d’un an, affectant le monde du travail. Quelles conséquences cela a eu sur l’IPRES?

Amadou Lamine Dieng : Je dois d’emblée préciser que ce n’est pas seulement le Sénégal qui est confronté aux rigueurs et exigences de la Covid -19 mais que c’est le monde entier qui est frappé par cette pandémie. Evidemment, l’impact de la crise sanitaire sur les cotisations sociales est réel, parce que c’est l’activité économique qui permet de générer des ressources et mettre à l’aise les entreprises qui cotisent pour les pensions de retraite. Et  si vous voyez, par exemple, les secteurs qui peuvent être considérés comme les plus sinistrés, notamment  l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, quand ils ne créent pas de la valeur ajoutée, il leur sera naturellement difficile de s’acquitter correctement de leurs obligations contributives auprès des Institutions sociales. Et c’est la difficulté que nous avons actuellement et qui se comprend aisément, parce que quand l’activité économique ne marche pas et qu’on a une bonne partie du personnel qui est soumis aux rigueurs de la règlementation sociale en termes de licenciements, pour certains et de chômage technique pour d’autres, ceux qui étaient habilités à cotiser auront des difficultés à le faire, aussi bien pour les travailleurs que pour les employeurs. Mais il faut reconnaitre qu’il y a des efforts qui sont en train d’être faits pour accompagner les entreprises qui ont des difficultés économiques.

Qu’est-ce qui est fait concrètement ?

Il y a un accompagnement en termes d’adoucissement des conditions de cotisations, en termes d’assouplissement des procédures de poursuites judiciaires qui peuvent aller jusqu’à la saisie vente des biens à l’absolution des pénalités de retard. En effet, les mises en demeure et les contraintes souvent servies aux entreprises défaillantes dans le paiement des cotisations sociales sont minutieusement étudiées pour tenir compte de la viabilité économique de certaines entreprises lourdement frappées par les conséquences économiques désastreuses de la Covid-19. Et ceci, on le fait dans un esprit d’accompagner ces entreprises dans ce contexte difficile. De plus, des moratoires sont accordés à certaines entreprises qui éprouvent des difficultés à s’acquitter régulièrement de leurs cotisations sociales. Au demeurant il peut arriver, avec l’assentiment  du Conseil d’administration que des pénalités soient  revues à la baisse ou même annulées, parce que quelqu’un qui a des difficultés pour payer le principal, si vous lui appliquez des pénalités de presque 50%, vous imaginez ce que ces entreprises pourraient avoir  comme difficultés à s’acquitter de ces charges. Et c’est l’occasion de remercier le Conseil d’administration avec à sa tête le président Mamadou Racine Sy. C’est dire donc que notre partenariat avec les entreprises adhérentes ne s’apprécie pas seulement au regard des dispositions légales en matière de recouvrement des cotisations sociales mais aussi en termes d’accompagnement dans des situations de difficultés économiques et sociales que pourraient vivre certaines entreprises. Et cela, tout le monde l’a compris.

La crise est toujours là. Si elle perdure, est-ce que cela ne risque pas de compromettre dangereusement les ressources de l’Institution ?

En matière de gestion de retraite, la prospective est une donnée très importante, surtout que notre système de gestion est basé sur le régime de la répartition, où ce sont les cotisations des actifs qui permettent de payer les pensions des retraités. Et vous constaterez aisément avec moi que le rapport démographique est en train de s’inverser. En effet, là où on avait il y a de cela, 10 ou 20 ans, cinq agents qui cotisaient pour un retraité, actuellement, le ratio n’est pas loin de deux (2) cotisants pour un retraité. Donc il faut faire preuve d’imagination pour voir comment on peut diversifier  nos actifs et apporter des innovations par rapport au système de retraite. Vous savez, dans beaucoup de pays comme en France ce n’est plus ce système par répartition qui est utilisé. Les gens s’orientent plus vers le système par capitalisation. Il faut donc voire aussi comment élargir le régime complémentaire cadre à d’autres catégories de travailleurs, pour essayer de trouver des solutions. L’aridité du marché du travail n’aide évidemment pas à la résolution des problèmes parce que nous avons beaucoup de gens qui veulent accéder au travail mais qui n’en ont pas. Toutefois, avec les récentes mesures du Gouvernement, il y a de l’espoir. Mais avec des études actuarielles qui vont être lancées très prochainement, nous auront  beaucoup plus de visibilité pour une meilleure amélioration des performances jusque-là connue par l’IPRES en matière de gestion du système de retraite  au Sénégal. 

On reproche souvent aux entreprises d’être réticentes quand il s’agit de s’acquitter des charges sociales. Avez-vous fait le constat au niveau de l’IPRES ?

Je ne dirais pas que c’est de la réticence. Je l’expliquerais plutôt par les difficultés économiques, parce que les obligations déclarative et  contributive demeurent toujours une exigence légale. C’est la loi qui oblige tous les travailleurs et toutes les entreprises, à s’affilier à un  régime de retraite et l’IPRES en assure la gestion. Et nous avons les moyens juridiques de contraindre les entreprises défaillantes au payement. Si on applique la procédure, on peut aller jusqu’à la contrainte, voire la saisie des biens par voie d’huissier. C’est pour vous dire que nous avons les voies et les instruments légaux qui nous permettent d’entrer dans nos fonds.  Mais comme je l’ai dit, le contexte économique fait que nous sommes obligés de faire preuve de beaucoup de souplesse dans l’application de la loi. Naturellement il faut de la sensibilisation. Et notre nouvelle approche est d’aller vers les contributeurs. Les résultats sont satisfaisants. Il y a certaines entreprises qui ne payaient pas les cotisations sociales mais qui aujourd’hui, après des opérations de sensibilisation, sont entrain de régulariser la situation de leur portefeuille de dettes vis-à-vis de l’Institution. Les indicateurs financiers sont rassurants à ce niveau, parce que beaucoup d’entreprises qui nous devaient de l’argent ont accepté de faire des avances et d’accepter un plan d’apurement des dettes en consentant des avances assez importantes, avec des moratoires et un respect du paiement correct et régulier des encours. Certains ne payaient pas parce qu’ils avaient des difficultés, d’autres parce que la sensibilisation n’avaient pas marché. Mais avec la nouvelle stratégie de recouvrement qui est en train d’être mise en place par la Direction Générale de l’IPRES, avec l’onction du conseil  d’administration, nous ne doutons point que les résultats  seront meilleurs et on commence à le  ressentir dans la trésorerie de l’Institution.

Aujourd’hui il y a une modernisation des Institutions sociales. Quelles sont les principaux axes de cette modernisation ?

Il faut dire d’abord qu’il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits par l’IPRES à l’endroit des travailleurs. Depuis 2012, il y a d’importants efforts qui ont été faits avec le soutien de l’Etat, conformément aux orientations du Président de la République, Monsieur Macky Sall. C’est le cas de la mensualisation des pensions qui se percevaient de manière trimestrielle .Ensuite, on en est arrivé à des paiements bimestriels. Maintenant, les retraités perçoivent mensuellement leurs pensions de retraite et à date échue. Le deuxième aspect c’est l’augmentation des pensions. De 2012 à maintenant, les pensions ont été augmentées de plus de 50%. Il y a un doublement des pensions. Et ces augmentations traduisent la conscience par les autorités de l’Etat et de l’Institution sur le niveau des pensions qui était jugé faible. On est ainsi passé à un doublement des pensions en moins de 10 ans. L’autre innovation importante dans la gestion des pensions de retraite reste l’instauration de la pension minimale. Avant, vous pourriez voire des gens qui percevaient 10 000 F voire 15000 F Cfa d’allocation. Aujourd’hui, avec le soutien de l’Etat, il a été institué une pension minimale de 35 000 F par mois. Par conséquent vous constatez avec moi que beaucoup d’efforts ont été faits ces dernières années pour améliorer le système de retraite au Sénégal et les conditions de vie des retraités. 

On parle beaucoup du nouveau système d’information. En quoi consiste-t-il ?

Pour le nouveau système d’information, il est mis en place dans le cadre du grand projet dit de modernisation et d’harmonisation des systèmes d’information IPRES/Caisse de Sécurité Sociale. Le Sénégal fait partie des rares pays qui ont eu deux Institutions parallèles qui s’occupaient de la gestion de sécurité sociale. Partout c’est une seule Institution de sécurité sociale qui s’occupe de la gestion des retraités et des crédirentiers. C’est en inspiration de ces innovations en matière de cadrage institutionnel que l’IPRES et la caisse de sécurité sociale ont engagé un processus de transformation digitale dans la gestion des processus métiers et des supports. D’abord on avait constaté que toutes les opérations étaient faites de manière manuelle. Or, le numérique est dans l’ère du temps. Il faut  en tirer profit pour innover dans nos méthodes de gestion. C’est un aspect important qui justifie cette réforme. L’autre aspect, c’est également le fait qu’il y avait une évasion sociale importante. Vous voyiez des gens qui cotisaient à une seule institution, alors qu’ils étaient admis aux deux institutions. Beaucoup était affiliés à la caisse et non à l’IPRES. Donc il y avait énormément d’évasion sociale. Surtout parce que le système était manuel. Maintenant le système permet de dématérialiser tout le processus d’immatriculation et de calcul des pensions. Et  là, les avantages sont sans communes mesures. L’économie n’en parlons pas.  Aujourd’hui, on a un système d’immatriculation unique, de déclaration unique, et de payement unique ; que vous vous présentez aux guichets de la Caisse ou de l’IPRES c’est pareil. De même que quand vous émettiez un chèque au niveau de la Caisse ou de l’IPRES, on a une clef de répartition qui permet à chaque institution de prendre ce qui lui revient. Ça c’est un élément important pour lutter contre l’évasion, mais aussi pour la modernisation de la gestion du système des pensions et de sécurité sociale. Le nouveau système d’information, c’est aussi l’amélioration des moyens de payement. Les gens n’ont plus besoin de se déplacer pour faire leur déclaration, leur immatriculation. Il y a un portail numérique qui permet à tout employeur, de renseigner les données, pour pouvoir déclarer et avoir un identifiant unique et une carte numérique unique qui permet d’avoir toutes les informations concernant le retraité. Ainsi on n’aura plus besoin d’attendre d’aller à la retraite pour reconstituer ses carrières car avec la carte numérique unique nous disposons de la synthèse portative de tous les éléments d’information qui sont sensés intéresser la personne durant toutes sa carrière. Une autre innovation peut être notée dans le paiement des prestations et pension. Avant on déplorait les lenteurs dans les payements. Aujourd’hui il y a 87 000 cartes biométriques qui ont été livrées et qui sont en train d’être distribuées. Le mois passé, on a chargé certaines cartes pour permettre à des retraités d’aller dans certaines Gab, pour retirer tranquillement leur argent. Nous avons également un système de messagerie qui leur permet d’avoir à chaque fois les avis de crédit. Et là encore, nous avons pu compter sur le soutien déterminant du Conseil d’administration pour réussir ces prouesses digitales. 

Peut-on s’attendre à ce que ce nouveau système d’information débouche sur une fusion des deux institutions ? 

Comme je l’ai dit au début, le Sénégal fait partir des rares pays avec deux institutions et deux systèmes de gestion  sociale. L’idéal serait naturellement, comme l’a recommandé le chef de l’Etat à travers beaucoup de directives en Conseil des ministres d’aller vers une fusion des deux institutions. Et j’avoue que les autorités des Conseils d’administration des deux institutions sont en train de travailler dans cette perspective. Si déjà les institutions parviennent à voir un système d’information unique, harmonisé,  modernisé, ça va évidemment faciliter cette mutation  institutionnelle. Par ailleurs, les travaux sur l’élaboration d’un code unique de sécurité sociale sont en cours. 

Vous avez eu à diriger une structure de promotion de l’emploi des jeunes. Le chef de l’Etat a pris récemment beaucoup d’initiatives pour apporter des solutions au chômage et au sous-emploi des jeunes. Comment appréciez-vous ces mesures ?

Je les approuve toutes. Je pense que le président de la république a toujours marqué sa priorité pour l’emploi des jeunes. Déjà avant même d’accéder à la magistrature suprême, dans son projet politique, qu’il avait soumis aux sénégalais et qui l’avaient sanctionné positivement, il avait décliné son ambition pour l’emploi des jeunes,   avec l’objectif de créer 500 000 emplois. Depuis qu’il est à la tête du pays également, beaucoup de politiques publiques ont changé en la matière, notamment avec une nouvelle politique nationale d’emploi, un plan d’action opérationnel pour l’emploi des jeunes. Et beaucoup d’inversions et de réorientations pertinentes dans les politiques publiques d’emploi. Je dois aussi préciser que le chômage est un défi universel qui se pose à tous les pays. Il n’y a pas un seul pays qui n’est pas confronté au problème du chômage et du sous-emploi des jeunes. La chance du Sénégal, c’est aujourd’hui, d’avoir un Président qui a décidé d’en faire une priorité. Le récent programme dédié à l’insertion socio- économique des jeunes «Xëyu ndaw ni»  est une innovation majeure. Déjà il fallait régler la question des interlocuteurs des jeunes. Cette multiplicité des acteurs dans l’emploi des jeunes, a toujours été un problème. Mais aujourd’hui avec les pôles entreprenariat des jeunes qui sont en train d’être développés dans tous les départements, c’est un premier problème qui est en train d’être réglé. L’autre aspect important c’est le renforcement de l’employabilité des jeunes. Les jeunes sont prompts à dire qu’ils n’ont pas d’emplois, mais, est-ce qu’ils ont les rudiments qui leur permettent d’avoir un emploi. La formation est importante dans la recherche d’un emploi. La plupart des sociétés qui font des appels à candidatures demandent souvent une expérience professionnelle que les jeunes demandeurs d’emploi ne peuvent pas toujours satisfaire. Quelqu’un qui sort tout frais émoulus d’une école de formation ou de l’université et qui peine à avoir un stage, si vous lui demandez d’avoir une expérience de deux ans pour être employé, vous en rajouter naturellement à ces problèmes d’insertion. Il faut donc accompagner ces diplômés de l’enseignement supérieur, mais aussi, ces jeunes sans qualification et qui représentent une bonne partie des demandeurs d’emplois, à avoir des qualifications requises à travers des stages d’apprentissage, d’incubation et de renforcement de capacités. Avec tous les programmes de formations qui sont en train d‘être déroulées, tous ces curricula qui sont en train d‘être révisés pour s’adapter aux besoins du marché de l’emploi, il y aura évidemment beaucoup plus des possibilités d’insertion pour les jeunes. L’autre aspect important, c’est qu’il faut que les gens sachent que ce n’est pas avec l’emploi salarié qu’on va régler la question du chômage des jeunes. Si vous prenez la fonction publique, les effectifs tournent autour de 154 000 à 156 000 agents ; peut-être le double au niveau du secteur privé. Donc au total, c’est quelque 500 000 postes de travail dans les secteurs public et privé réunis qui sont disponibles alors que la population active dépasse les 3 millions. Et c’est naturellement à travers la promotion de l’entreprenariat qu’on parviendra à régler cette problématique de l’insertion socio-économique des jeunes. Aujourd’hui, les jeunes doivent changer de conception ; ne plus se complaire dans la position de demandeur d’emplois, mais d’être de véritables créateurs d’emplois. On a un écosystème qui permet à tous les jeunes en qui sommeillent un fort potentiel entrepreneurial, de pouvoir développer ses activités. Il y a des structures d’encadrement en matière de formation, de financements,…Ce qui reste  c’est qu’on ait une fibre entrepreneuriale et qu’on soit conscient d’être  dans une situation de créateur d’emplois. Le programme décliné par le chef de l’Etat est très ambitieux. Et si les différents acteurs s’y mettent ensemble, pour donner corps à cette vision du Président de la République, je ne dirais pas que la question de l’emploi des jeunes serait totalement réglée, mais beaucoup de jeunes pourraient trouver du travail. 

En tant que maire, que pensez-vous du débat sur le report des élections locales ?

C’est un débat diversement apprécié. Je ne suis pas dans le secret des dieux pour dire ce qui est en train de se tramer, mais je suis quand même conscient, qu’on ne peut pas passer tout notre temps à faire des élections. Les élections c’est déjà couteux. Imaginons qu’on organise les élections municipales en décembre pour l’opposition ou en janvier pour le pouvoir, et après, qu’au mois de juin, qu’on soit encore dans la ferveur de la préparation des élections législatives c’est difficilement supportable financièrement, mais aussi en termes d’organisation, l’organisation de deux scrutins en moins de 6 mois serait un pari…Il ne m’appartient pas d’apprécier le couplage ou non des élections, mais il y a des calculs d’opportunité à faire. Au demeurant, la coalition Benno Bokk Yakaar, avec le contrôle prépondérant de l’écrasante majorité des collectivités territoriales ne court pas de grands risques à aller aux élections, d’autant plus que les réalisations du Président Macky Sall aideraient à remporter facilement les élections. Dans tous les domaines de la vie active des populations, l’impact du bilan du Président est réel et perceptible. Si demain on allait à des élections municipales, il n’y a aucun doute que la grande majorité présidentielle continuera de contrôler la majorité des communes. Idem pour les élections législatives, qu’elles soient couplées ou découplées. Mon credo est que «Chacun gagne chez lui et le Président Macky Sall, avec la coalition BBY, va gagner partout». En tout cas il en sera ainsi dans ma commune, à Wack Ngouna et dans le département de Nioro aussi.

Quel commentaire faites-vous des récents évènements socio-politiques, avec les manifestations du mois de mars dernier ?

Le Sénégal a toujours été un pays de paix. Nous sommes un ilot de paix dans la sous-région. C’est l‘un des rares pays en Afrique à ne pas connaitre des questions d’instabilité sociale. Si les gens s’attardaient un peu sur ce qui se passe dans certains pays, ils ne perdraient pas de temps à se mettre dans certaines situations insurrectionnelles ou à remettre en cause la stabilité du pays. On ne peut pas développer un pays sans la paix. Et je pense que les évènements du mois de mars sont à déplorer. Nous sommes tous égaux devant la loi. J’en profite pour demander qu’on revienne aux valeurs fondatrices de notre Nation : le dialogue, la culture de la paix. Il n’y a rien qui doit nous pousser à en arriver à certaines extrémités. Nous avons un Etat qui fonctionne correctement, des institutions et organisations qui accomplissent correctement leur mission. En tout état de cause, je déplore la violence inouïe notée durant cette période et que ce sont des situations qu’on ne doit jamais encourager et qui ne doivent plus jamais se reproduire.    

L’info