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CHRONIQUE : L’histoire en marche !

POINT DE VUE : On est bien sûr encore loin, très loin même de la fin. Et peut-être que les choses sérieuses n’ont même pas encore commencé mais il y’a d’autres sur lesquels on peut déjà capitaliser.

 Et ce rapport consolidé ne sort pas de grands esprits des laboratoires de recherches, qui ont matière à chercher mais ne trouveront certainement pas meilleures conclusions à stabiliser.

Il s’agit de ce compatriote lamda, appelons-le Ndiaga Makhtar, qui a le bonheur de redécouvrir son pays sous le prisme de ce que lui proposent les médias, radios et télés qui sont ses meilleurs compagnons pour passer sans encombre cette semaine de confinement.

Ndiaga ne boude pas son plaisir et le crie à longueur de forum de discussions et de commentaires pour donner son avis sur telles ou telles autres émissions.

Ndiaga apostrophe les médias en ces termes : « S’il y’a une seule de positive dans cette crise de Coronavirus, c’est de voir combien le Sénégal est riche d’experts, de chercheurs qui trouvent, de médecins, de pharmaciens biologistes, de chimistes, d’épidémiologistes, on en découvre même des paludologues ».

Et Ndiogou, optimiste comme jamais, qui entrevoit la sortie de crise espère qu’après tout ça la presse va s’évertuer à donner la parole aux sachants plutôt qu’aux troubadours de la petite semaine qui rabaissent le débat et qui font presque ne pas aimer le pays.

Le tableau de la panoplie de l’expertise local aurait été parfait sauf la présence du Dr Samba, ce faux médecin qui a aussi écumé les médias. Heureusement très souvent il n’était invité que sur des plateaux de divertissements et d’émissions récréatives où la légèreté le dispute au farfelue.

Ça n’aurait pas mérité qu’on y revienne sauf que le Mr. Amadou Samba, permettez que je ne l’appelle pas Docteur, est très closed to Friends avec le ministre de la Santé dont il a animé des conférences politiques en tant que médecin, spécialisé en développement industriel du médicament.

Avouez que ça la fiche mal pour le boss de la lutte contre le COVID19. D’autant que le bonhomme exerce impunément au moins, au moins depuis 2017 qu’il a croisé le chemin d’un Directeur de recherche à l’IRD qui l’auditionne pour lui confier une mission pour médecin clinicien.

Les notions de médecines de « Pappy » (c’est son nom usuel pour ses amis et sa famille) s’arrêtent en 4éme année, le reste est fait de Master par ci, Master par là. Et il avait eu le toupet de menacer de faire fermer l’IRD si jamais on ne lui confiait pas la mission.

Celui-là doit vraiment être sûr de ses amitiés « politiques » pour se croire intouchable. Que ses amis ne nous disent pas qu’ils ne savaient pas, car ce serait encore plus grave.

 Dire que ce type qui se présente comme spécialiste en développement industriel du médicament était déjà dans la boucle pour le grand projet de l’industrie pharmaceutique fait froid dans le dos.

 Avec lui, on n’en serait pas à parler d’effets secondaires du médicament : ce type aurait été capable de nous vendre des feuilles de « niimes », à la place de l’hydro chloroquine notre sauveur.

La gravité et l’urgence à faire face à la crise sanitaire ne doivent pas étouffer cette affaire.

Ce ne serait pas rendre hommage à tous ces nouveaux visages du Sénégal vaillant derrière le Pr. Seydi, les Dr. Bousso, Aloyse Diouf, Daïté, Sall, Khémesse jusqu’à Daouda Ndiaye pour qui le temps et la gloire semblent s’être arrêtés depuis qu’il avale l’amère saveur de la chloroquine.

 Je n’oublie pas le Dr. Sokhna, plus proche collaborateur du Dr. Raoult à qui on doit la solution testée au Sénégal aussi.

Dr. Sokhna, réhabilité et fraîchement admis au comité scientifique au cœur de la lutte contre le COVID19 au Sénégal. Ce n’est jamais trop tard pour bien faire.

Je chante nos héros, et j’en ai certainement oublié. Mais à travers eux, toutes les blouches blanches, bleues jusqu’au grises des brancardiers et l’ensemble du personnel sanitaire.   

On en oublierait presque qu’on tombe encore malade d’autres choses que le COVID 19 en ce moment au Sénégal.

C’est pour ça que l’appelle du SATS, le syndicat des travailleurs de la Santé sonne presque faux.

Le syndicat prévient que les structures de santé vont faire faillite si les malades ne reviennent pas, car depuis quelques semaines, les recettes sont maigres.

On a envie de dire, mais tant mieux que personne ne tombe plus

malade : le COVID 19 nous a rendu la santé.

Ça prête à sourire mais par ces temps, il faut vraiment être malade-malade pour oser aller à l’hôpital.

Abdoulaye CISSE (RFM)

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