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SÉCURITÉ ROUTIÈRE: Les routes font 2130 morts entre 2014 et 2017

Afin de réduire les victimes de la route, Parteners West Africa Sénégal a organisé, hier, un atelier sur la sécurité routière. Ce projet, qui se déroule au Sénégal et au Burkina Fasso, a pour objectif d’améliorer la perception des citoyens sur la sécurité routière en général. A l’occasion, le directeur de la nouvelle prévention routière, Matar Faye a fait savoir que la route a fait 2130 victimes entre 2014 et 2017 avec au total 532 accidents par an.

Les chiffres font peur et froid dans le dos. Un lourd tribut est payé chaque année sur les routes du Sénégal. «De 2014 à 2017 les routes ont tué 2130 personnes avec une moyenne de 532 accidents par an». L’annonce a été faite par le directeur exécutif de la nouvelle prévention routière, le Dr Matar Faye, aujourd’hui lors d’un atelier organisé par Parteners West Africa-Sénégal.  Selon lui, si on fait le ratio sur une population de plus 14millions d’habitants et un parc automobiles  de 600 mille véhicules on est de très mauvais élèves par rapport aux autres pays. C’est pour cela, il insiste sur la formation qui est important car, soutient-il, «c’est un levier de changement». Pour Matar Faye, les accidents sont dus en partie à l’ignorance des règles de circulation, l’inaptitude à la conduite et une certaine indiscipline. Sur ce, il laisse entendre que «les forces de l’ordre doivent s’engager dans le combat de la sécurité routière parce qu’ils sont habilités à faire des contrôles, à arrêter les véhicules et à sanctionner aussi». Outre cela, affirme Matar Faye, «la sécurité, c’est de la coproduction. C’est l’affaire de tous car toutes les couches de la population sont concernées par ce fléau qui tue, blesse et plonge des familles entières dans le deuil». Pis indique-t-il, «au regard des résultats catastrophiques notés dans le monde et dans nos pays, le moment est venu d’agir et d’aller au-delà de la prévention routière. La sécurité routière, c’est la trilogie : Il faut d’abord la formation, la sensibilisation massive et répétée et la répression». Il estime, en effet, que la sanction peut être utilisée à des fins curatives, mais elle peut également être utilisée à des fins éducatives et à des fins préventives. Si l’on se fie à Matar Faye, tant qu’il n’y aura pas de sanctions on aura beau faire mais ça ne règlera pas le problème.  Même son de cloche du côté de la directrice exécutive de Parteners west Africa, Adjaratou Waha Aidara Ndiaye. Pour elle, «la sécurité routière, c’est une affaire de tous». A l’en croire, le Sénégal est un pays du Sahel qui participe avec ses forces de défense et de sécurité dans toutes les opérations de maintien de la paix et de la sécurité partout dans le monde et surtout dans le Sahel. « Le Sénégal n’est pas présent dans le G-5 Sahel mais accompagne le G-5 Sahel. C’est un projet qui se déroule dans le Sahel, on ne peut pas occulter le Sénégal qui a une bonne signature vue son engagement dans le combat pour le maintien de la paix en Afrique » a précisé la patronne de Parteners west Africa qui estime que l’Etat n’est pas le seul régalien de la sécurité des citoyens. «C’est dans ce cadre que Parteners west Africa a cherché avec l’appui de Parteners Global un financement de 1,5millions de dollars au niveau du département d’Etat américain à travers l’International Narcotics and Laws Enforcement(Inl) pour les équipes au Sénégal au Burkina et aux États-Unis » a-t-elle conclu.

 

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