CARNET DE ROUTE : Le long de la transgambienne à bord d’un «7 Places»

DECOUVERTE. Les tracasseries et les lenteurs pour la traversée du fleuve Gambie ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le voyageur qui a souvenance de cette époque ne peut qu’apprécier les avantages que procure la réalisation de ce pont, véritable cordon ombilical et facteur d’intégration socioéconomique.

Plus de quatre heures de temps après avoir quitté Dakar, nous voici à Keur Ayib, dernier poste frontalier avant la Gambie. Après les formalités d’usage de vérification d’identité, c’est à pied que nous pénétrons en Gambie. Farifini Town, est la première ville gambienne, jadis célèbre pour ces ferrys, mais de nos jours par le pont construit sur le fleuve Gambie.

A ce niveau, ce qui frappe le visiteur, c’est que les longues files de voitures, les nuées de voyageurs empressés n’y existent plus. La traversée se fait en quelques minutes, après le paiement d’un ticket.

A l’étape de Pakalanding, nous dépassons sur le bord de la route des écoliers gambiens en uniformes de retour de l’école, juchés sur leur vélo, pédalant avec nonchalance et insouciance.

Trente minutes après, nous arrivons  à Soma, une autre ville gambienne, située sur la Transgambienne.

Aussitôt, le chauffeur appuie sur l’accélérateur, en direction de la transgambienne. La route est parsemée par endroits de nids de poule. Senoba est l’autre ville sénégalaise frontalière de la Gambie. Comme toutes les villes frontalières, l’activité commerciale s’y développe.  Dès qu’un véhicule se gare, il est envahi par une horde de vendeurs qui proposent divers produits : sucre, à huile, thé, chaussures, tissu, lait, etc.

En quittant Senoba, le chauffeur de notre véhicule se prend pour un coureur de formule 1, avalant des kilomètres et des kilomètres. La présence des nids de poule, véritables casse-cou ne le dissuadent guère. Dès lors, les occupants qui ont essayé de raisonner le chauffeur en vain se mettent à psalmodier des prières et des incantations.

C’est sur ces entrefaites que nous arrivons à Bounkiling.  Cette ville malgré son statut de département a dans les faits des allures de gros village. Au sortir de Bounkiling, nous dépassons des femmes qui récoltent du riz dans des rizières.

C’est à une très vive allure que nous dépassons les forêts de Diacounda, Oulampane, Diabir et Badiouré au moment où le soleil couleur pourpre décline. Nous croisons des véhicules militaires en direction de Bounkiling.

A 18 heures, c’est l’arrivée à Bignona. L’artère principale menant vers Ziguinchor est grouillante de monde. Les boutiques bien achalandées exposent sur le trottoir leur trop-plein de marchandises.

Au bout d’une trentaine de minutes, nous entrons à Ziguinchor par le pont. Nous profitons de la belle vue de part et d’autre du fleuve Casamance avec sa forêt de mangroves. A Santhiaba, premier quartier après le pont, le chauffeur nous intime l’ordre de quitter l’habitacle de sa voiture.

( De nos Envoyés spéciaux à Ziguinchor : Mamadou SARR et Daouda CISSE)

 

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