UGB : Le conseil de discipline tape fort: quatre délégués exclus, la Cesl compte «riposter»

Les quatre (4) délégués de la Coordination des Etudiants de Saint-Louis (Cesl), incriminés dans l’affaire de vandalisme du rectorat de l’Université Gaston Berger (Ugb) au mois d’Avril dernier, ont été exclus par le conseil de discipline de l’Ugb réuni ce mercredi 7 Août 2019.  En assemblée générale au tour de l’œuf, les membres de la Cesl comptent utiliser les voies  légales pour rétablir leurs camarades « exclus » dans leurs droits.

Le conseil de discipline de l’Ugb a la main lourde. Il a décidé d’exclure les quatre (4) délégués de la Cesl qui avaient déversé les eaux usées dans le bureau du recteur Ousmane Thiaré le 10 Avril dernier. Il s’agit de deux (2) délégués de l’Ufr Communication, Religion, Art et Culture (Crac), un (1) de l’Ufr S2Ata et un autre de la commission sociale.

Aboubacar Sall, président de séance est monté hier au créneau pour s’insurger contre cette décision. «Nous userons de tous les moyens et voies légaux pour rétablir nos camarades à leurs droits. Ces événements sont les conséquences directes de la négligence manifeste de l’autorité face à la précarité notoire qui sévissait au sein du campus social à savoir la promiscuité dans les chambres, le non-paiement des bourses à temps, le dossier du martyr Mouhamadou Fallou Sène, l’absence de Wifi pour la recherche au campus pédagogique, les ruptures et mauvaises prestations dans les différents restaurants universitaires, les eaux usées qui se déversaient partout dans nos chambres etc.», a dénoncé Aboubacar Sall. Pour le président de séance, la Cesl qui est une structure réfléchie et fidèle à sa démarche, « compte parcourir toutes les voies légales qui lui sont offertes pour faire revenir la commission de discipline à de meilleurs sentiments ». Toutefois, il rappelle que la Cesl reste opiniâtre face aux besoins des étudiants. « Elle demeure imperturbable face à cet acharnement dont elle fait l’objet, l’intérêt de l’étudiant reste le seul baromètre à l’aune duquel elle mesure son degré d’engagement », a-t-il précisé  avant d’appeler les autorités à privilégier le dialogue pour l’intérêt de tous les acteurs de l’Université. Cette situation risque de plomber la rentrée académique 2019/2020 partie pour être « paralysée ».

G S