REGROUPEMENTS DES INSTRUMENTS DE FINANCEMENT: Macky fait de la DER l’unique guichet de financement

Décidément le dernier bébé du Président Sall est en train de grandir. La Délégation à l’Entreprenariat rapide (DER) est en train de phagocyter tous les fonds et agences qui s’occupaient jusque-là de financements. Hier, devant les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese) , le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a levé le voile sur les réformes en vue dans le secteur du financements des jeunes et femmes. D’après Amadou Hott, la Der va désormais être le guichet unique de financements de l’Etat laissant aux autres agences et fonds la préparation et l’étude des dossiers.

Le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération internationale a annoncé hier, une mesure qui va faire couler beaucoup d’encre dans les départements ministériels et autres structures de financements des
femmes et des jeunes, lors de la plénière du Conseil économique, social et environnemental (CESE). En effet, d’après Amadou Hott, il faudra désormais compter avec le Délégation à l’emploi rapide (DER) pour le financement des femmes et des jeunes. Elle va constituer le passage obligé de tous les entrepreneurs ou porteurs de projets en quête de financement de l’Etat. Ainsi donc dit-il, la DER va devenir, dans les prochains jours, le guichet unique de financement au Sénégal. Amadou Hott a informé les conseillers que toutes les autres Agences ou fonds de financement des femmes et jeunes ne seront que des portes d’entrée. Autrement dit, la mission de certaines agences et fonds se limitera à la préparation et à l’étude des dossiers fournis par les porteurs de projets. Le gouvernement entend ainsi opérer un véritable changement dans le dispositif de financement pour mieux accompagner les
petites et moyennes entreprises mais aussi le secteur privé. Un changement qui devrait renforcer la DER, mais surtout empiéter sur d’autres structures jusque-là autonomes. On peut citer entre autres structures de financement de l’Etat, le Fongip qui servait de garantie aux porteurs de projets, le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) qui s’occupait du financement de la diaspora, l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) qui s’occupaient de l’emploi des jeunes, les fonds logés au ministère de la Femme, notamment le Fonds de promotion de l’entreprenariat féminin, le Fonds de crédit pour les femmes, le Programme de Promotion de la Micro finance Islamique au Sénégal (Promise). En revanche, l’ancien Dg du Fonsis, renseigne que le gouvernement compte redynamiser le Fonsis qui est devenu une Société anonyme. Ainsi le quart de son financement ira principalement dans les Pme et les Pmi, a dit le ministre de l’Economie devant les conseillers. Amadou Hott a profité de la tribune pour appeler le secteur privé à mieux se structurer, se préparer à porter les investissements publics afin de pouvoir s’attaquer aux marchés extérieurs dans un contexte d’ouverture du marché avec la Zone économique de libre échange et de circulation des biens (ZLECA). Le ministre de l’Economie rassure que les entreprises sénégalaises auront tout le soutien et l’appui de l’Etat pour augmenter et diversifier leurs productions et faire face
aux défis additionnels et aux opportunités qu’offre la ZLECA. «C’est tout le sens de la stratégie nationale qui est en train d’être
finalisée pour accompagner redynamiser notre secteur privé. D’autres réformes sont en chantier pour encourager le processus notamment le renforcement de la digitalisation dans l’administration, la simplification du régime fiscal, l’élargissement de la base fiscale et la mise en place d’un numéro d’identification de l’acteur économique destiné à retracer les trajectoires des entreprises», a souligné le ministre Hott.
LE SÉNÉGAL ADHERE A LA MONNAIE UNIQUE
Par ailleurs, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a rassuré que le Sénégal, est partant pour l’adoption de la monnaie unique de la Cedeao. Il précise, cependant, que l’adhésion des pays se fera par étape et suivant des critères de convergence à respecter. A l’en croire, le Sénégal est en règle, mais ce n’est pas le cas pour beaucoup de pays. «Tous les pays ne seront pas acceptés d’emblée. Cela se fera de façon graduelle. C’est la position officielle de le Cedeao», a-t-il dit.


( Ousseynou BALDE avec Toutinfo.net )