CONDUITE DU VOLET POLITIQUE DU DIALOGUE NATIONAL: Le Général Mamadou Niang hérite de la patate chaude

Sa présence aux côtés de Famara Ibrahima Sagna, mardi dernier, lors de la cérémonie de lancement du Dialogue National en disait long sur le rôle que le général Mamadou Niang allait jouer pendant ces concertations. L’ancien ministre de l’Intérieur a été finalement désigné pour diriger le volet politique du dialogue national.

Le bouillonnement de l’espace politique et la rupture de confiance entre les acteurs du milieu font que les questions politiques seront les plus complexes à résoudre dans le cadre du dialogue national. Entre désignation du chef de l’opposition, rationalisation des partis politiques, gestion du processus électoral, entre autres points que les acteurs accepteront de poser sur la table de Famara Ibrahima Sagna, les tâches qui attendent le comité de pilotage
sont énormes à ce niveau. Et il appartiendra à l’ancien ministre de l’Intérieur, le général Mamadou Niang, de coordonner tout cela. Autrement dit, il a hérité de la patate chaude. Surtout que
les acteurs politiques sénégalais, pouvoir comme opposition, sont difficiles à cerner.
Le général Niang qui va diriger le volet politique du dialogue national sera ainsi assisté de Babacar Kanté, ancien vice-président du Conseil constitutionnel, du Pr Alioune Sall dit Paloma, agrégé en droit, juge à la Cour de justice de la Cedeao à Abuja (au Nigeria) et Abdou
Mazid Ndiaye, membre de la société civile et président du Groupe de Recherche et d’Appui-Conseil pour la Démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC)
. Mais il est impératif de dire que le général Niang est en terrain connu pour avoir été ministre de l’Intérieur dans le premier gouvernement
de l’Alternance de Moustapha Niasse en 2000. Qui plus est, il a dirigé de 1997 à 1998 l’Observatoire National des Elections (Onel). Sous le régime de Abdou Diouf, il a également présidé la Commissio nationale de gestion de la paix en Casamance.
En effet, il a su jouer un rôle incontournable dans le processus de maintien de la paix en Casamance avant de devenir adjoint au sous-chef d’État-major général des armées la même année. Agé de 81 ans aujourd’hui, le général Mamadou Niang sera à coup sûr à la disposition de la
commission cellulaire des concertations sur le processus qui va reverser au niveau du dialogue national certains points des Termes de Référence (TDR) établis par les différents pôles, non-alignés, majorité
comme opposition. En effet, à en croire le coordonnateur du pôle des non-alignés Déthié Faye, des questions comme celles relatives au statut du chef de l’opposition pourraient être versées dans le dialogue national. Toujours selon le général Niang et son équipe, des questions plus urgentes en rapport avec les prochaines échéances
électorales pourraient être traitées dans le cadre des concertations sur le processus électoral.
Pour l’heure, les parties prenantes du dialogue national ont deux semaines pour désigner leurs représentants qui devront
figurer dans le comité préparatoire. La majorité, l’opposition, les non-alignés, la société civile, les syndicats de travailleurs, le patronat, les organisations socioprofessionnelles et citoyennes, les autorités religieuses et coutumières seront représentés dans un comité préparatoire.

( Seydina.B.DIALLO avec Toutinfo.net )