GROGNE A L’AEROPORT INTERNATIONAL BLAISE DIAGNE: Les travailleurs suspectent une vague de licenciements

L’intersyndicale des travailleurs de Limak-AIBD-Summa (LAS), gestionnaire de l’Aéroport International Blaise Diagne (AibD), a tenu hier une assemblée générale à l’aérogare des pèlerins. A cette occasion, elle a accusé legestionnaire de l’aéroport devouloir mettre fin au contratdes agents-prestataires pour des raisons économiques. Les travailleurs ont bandé les muscles et demandé l’arbitrage rapide du Président Macky Sall.

Les travailleurs de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) sont très remontés contre Limak-AIBD-Summa (LAS), gestionnaire de l’Aéroport. Et pour cause, LAS est accusé de vouloir mettre fin au contrat des agents-prestataires, en raison de difficultés financières que rencontrerait la maison. D’ailleurs, les travailleurs révèlent que la Direction a déjà entrepris une série d’audition des travailleurs. Quinze (15) agents ont déjà été soumis à cet exercice, ce qui apparaît comme un harcèlement. L’intersyndicale dénonce ainsi avec la dernière énergie la convocation des agents au niveau du département Exploitation pour leur proposer un départ volontaire à la fin du mois de juin. L’organisation syndicale a tenu hier une assemblée générale à l’aérogare des pèlerins pour dénoncer cette mesure et demandé l’arbitrage rapide du président de la République. Selon les membres de l’intersyndicale, quand on soulève des soucis financiers, il y a lieu de produire des états financiers l’attestant, avec des objectifs précis. Or, ce n’a pas été le cas jusqu’à présent. Ils ont demandé à ce que l’opinion sache que ce sont ces travailleurs qui ont mobilisé tous les fonds nécessaires, permettant de faire un transfert en douceur de Yoff à Diass, sans interruption de l’exploitation. C’est pourquoi, soutiennent-ils, l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités par rapport à cette situation. Dans le milieu aéronautique, précisent les membres de l’intersyndicale, lorsque les gens sont démotivés et se sentent agressés psychologiquement, le travail s’en trouve forcément réduit, ce qui est déjà une situation de grève. «L’argument brandi par la direction de LAS ne tient pas, car toutes les autorités comme l’ancien ministre des Transports aériens Maïmouna Ndoye Seck, le directeur général de LAS, Xavier Mary comme le directeur général de AIBD SA, Abdoulaye Mbodji ont exposé devant tous les Sénégalais la bonne santé financière de l’entreprise avec un trafic qui a dépassé toutes les prévisions après un an de gestion. Le trafic est en constante progression avec + 9,42%. Du 1er janvier à fin novembre 2018), soit un total de 2 154 190 passagers en 11 mois, là où le gestionnaire et l’Etat tablaient sur un pourcentage de 4%. Il existe d’autres canaux pour trouver des solutions relatives à la concession entre le gestionnaire et l’Etat pour préserver et pérenniser les emplois», clament les membres de l’Intersyndicales. Selon le secrétaire général du Syndicat National des Travailleurs de l’Aéronautique Civil (SYNATRAC) et délégué du personnel, Mamadou Diop, toutes les voies de recours seront épuisées, avant le dépôt d’un préavis de grève. Et si des solutions ne sont pas trouvées face à toutes ces doléances, avertit-il, l’intersyndicale va déposer un préavis de grève et paralyser le fonctionnement de l’aéroport. Depuis la création de LAS, indique le sieur Diop, son seul challenge est de pousser les Sénégalais au chômage au moment où le Président Macky Sall parle de la création d’un million d’emplois. Après avoir demandé au nouveau ministre des Infrastructures et des Transports Aériens Alioune Sarr de se prononcer rapidement sur la question, il a sollicité l’arbitrage du Président Macky Sall. «Car, les travailleurs n’accepteront aucune perte d’emploi et sont prêts à engager le combat jusqu’au sacrifice suprême», affirme-t-il.

( Mbaye SAMB avec Toutinfo.net )

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