THIONE SECK, ARTISTE-CHANTEUR: «Je suis un incompris même si….»

Après le documentaire qu’il a réalisé sur le «rossignol» de la musique sénégalaise, le journaliste Fadel Lô vient de produire un ouvrage sur l’artiste-chanteur Thione Ballago Seck. La cérémonie de dédicaces du livre a coïncidé avec l’anniversaire du lead vocal de Raam Daan. cette occasion a été saisie par le musicien et le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, pour tresser une couronne de lauriers au journaliste Fadel Lo.

Journaliste très connu dans lapresse culturelle sénégalaise, Fadel Lô a une grande estime pour le chanteur Thione Ballago Seck. En tout cas, personne ne dira le contraire. Après avoir consacré un film documentaire sur la vie et l’œuvre de l’artiste-musicien, Fadel Lo revient avec un livre intitulé : «Paroles de Thione Ballago Seck, un poèteinspiré et prolifique». Dans cet ouvrage l’auteur met en exergue les paroles musicales du lead vocal du groupe Raam Daan. S’expliquant sur le titre de l’ouvrage, Fadel Lo affirme que «les gens ont tendance à dire que le leader du Groupe Ram Dan est le plus grand parolier de la musique sénégalaise, mais il n’y avait pas de preuves palpables et concrètes. C’est pour cela, que j’ai passé ces deux ans à écouter plus de 300 morceaux de Thione Seck. Ainsi, je me suis rendu compte que ses textes sont d’une profondeur avérée, mais il s’y dégageait également une certaine poésie. Il faut écouter et réécouter les morceaux pour pouvoir les comprendre», explique l’auteur du livre. Dans l’ouvrage, le journaliste-écrivain parle du cheminement de Thione Seck du début jusqu’à nos jours et évoque les thèmes abordés par ce dernier. Il s’agit entre autres de la famille, du mariage, de l’amour et de la mort. «Tout ce qui se trouve dans son répertoire, se retrouve dans le livre», dit-il. A en croire Fadel Lô, le père de Waly Ballago Seck est un fin observateur de la société sénégalaise. En effet, le choix sur la personne de Thione Seck n’est pas fortuit. Entre Thione Seck et Fadel Lô, c’est une longue histoire. Le journaliste présente d’ailleurs l’interprète de «Mathiou» comme son frère, car il ne lui a rien refusé depuis qu’ils se sont connus. «J’ai été le premier à avoir tenté d’écrire sur lui, et il m’a donné carte blanche. Mieux, il m’a cédé gracieusement tous les droits d’auteurs. C’est pour cela que j’ai décidé de faire un film et un livre sur lui. Je connais Thione Seck depuis 18 ans. Il maîtrise le Wolof à la perfection. C’est un grand parolier», témoigne Fadel Lô qui précise, parailleurs, qu’il lui a fallu 4 voire 5 ans pour terminer le livre qui est un parachèvement de son sujet de Dess en communication à l’Issic, portant sur la stratégie de communication d’une icône de la musique, en la personne de Thionne Ballago Seck. Parrain de la cérémonie de présentation du livre, le chanteur-compositeur Ismaëla Lô, héraut de la musique sénégalaise, a soutenu dans son discours que Thione Seck a du mérite pourtout ce qu’il a fait pour la musique sénégalaise. «Quand je vois mon aîné Thione Seck, il me revigore. C’est un homme très pieux», a soutenu Ismaëla Lo qui n’a pas manqué de faire les éloges du fondateur du groupe Raam Daan. Aussi, l’auteur de «Dibi-dibi rek» s’est dit très comblé d’être le parrain de la cérémonie de dédicaces du livre de Fadel Lô qui, selon lui, a pris le temps de magnifier les paroles de Thione Seck. Prenant la balle au rebond, le représentant du ministre de la Culture, Abdoulaye Koundoul et non moins directeur des Arts au ministère de la Culture a été particulièrement élogieux envers le journaliste Fadel Lô. Pour lui, ce dernier est très courtois et sensible. «Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly garde de Fadel Lô pour avoir été son professeur un étudiant qui présageait une belle carrière de journaliste», a souligné le directeur des Arts qui dira par la même occasion que Thione Seck a du mérite. Visiblement satisfait du travail de Fadel Lô, Thione Ballago Seck n’a pas été très prolixe. Cependant, il s’est réjoui de l’honneur qui lui été fait, en magnifiant l’ouvrage du journaliste Mouhamadou Fadel Lô. «J’ai 64 ans, aujourd’hui. Même si je suis un incompris, il ya des gens qui me comprennent. Fadel Lô et Ismaëla Lô en font partie. Je rends grâce au Bon Dieu. C’est le deuxième livre qui m’a été consacré. Fadel Lô est mon frèreet il m’aime sans condition. Toutce que je peux, c’est prier pour lui», lâche le père du «Faramarène» de la musique sénégalaise.