TRANSPORT AERIEN: Un dimanche noir dans le ciel africain

Le crash du Boeing 737 d’Ethiopian Airlines, faisant 157 morts est venu rappeler à tout le monde que l’avion reste un moyen transport où le risque zéro accident n’existe pas. Ce dimanche toujours un A380 d’Air France qui reliait Abidjan à Paris a perdu un réacteur en plein vol au-dessus de Niamey. Le pire a été évité de justesse.

L’année 2019 s’ouvre avec un lourd bilan pour l’aviation civile africaine. Ce dimanche 10 mars 2019, le vol ET 302 en provenance d’Addis Abeba à Nairobi a fait 157 morts dont 149 passagers et huit membres d’équipage. En clair, il n’y a aucun survivant. En attendant, les résultats de l’enquête qui fera parler les boites noires pour indiquer s’il s’agit d’une erreur technique ou humaine, on sait que l’avion s’est désintégré en tombant du ciel. « Le vol ET302 avait décollé à 8 h 38 (6 h 38,heure de Paris) de l’aéroport international Bole d’Addis-Abeba et il a disparu des contrôles radar six minutes plus tard. L’appareil était piloté par le capitaine Yared Getachew (8 000 heures de vol à son actif) et il avait fait l’objet d’une maintenance le 4 février. Il aurait dû atterrir à Nairobi vers 10 h 30 (8 h 30, heurede Paris). Les conditions météorologiques étaient bonnes dimanche matin à Addis-Abeba », rapportent plusieurs médias, citant la compagnie aérienne éthiopienne. Ce dimanche toujours, après le crash d’Ethiopian Airlines, un A380 d’Air France qui reliait Abidjan à Paris a perdu un réacteur en plein vol au-dessus de Niamey. Le pire a été évité de justesse. Avec 500 passagers à bord, le pilote a été contraint de faire demi-tour, pour atterrir à l’aéroport d’Abidjan entouré de plusieurs camions de pompiers. Les passagers du vol AF 703, ont fait savoir que des étincelles s’échappaient de l’avion, causant une grosse frayeur à bord. Selon le porte-parole d’Air France à Paris, joint par l’AFP, «techniquement, c’est ce qu’on appelle un pompage réacteur. C’est une avarie de moteur qui est connue. Ça peut être lié à l’ingestion d’un oiseau par un réacteur au décollage ». En tout cas, l’aviation civile africaine pointée du doigt pour ses nombreux accidents, (35%) pour 4% du trafic aérien mondial a vécu un dimanche noire qui le rapproche de la «liste noire» où elle a été longtemps logée par l’Union européenne.

( M. SARR avec Toutinfo.net )