La Presse met en garde Sonko et Idy

Les organisations de médias au Sénégal (Synpics, Cdeps, Appel, Apes et Cjrs) n’ont pas tardé à apporter la réplique aux candidats à la présidentielle Ousmane Sonko et Idrissa Seck. Dans un communiqué, elles condamnent unanimement les propos «désobligeants et irresponsables» des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko, qui ont proféré des attaques contre les médias, les accusant de faire un traitement tendancieux des résultats issus du vote des Sénégalais au soir du scrutin. En conférence de presse dimanche, après le vote, Idrissa Seck et Sonko avaient vertement critiqué certains médias suite à la publication de tendances favorables au candidat de la mouvance présidentielle. Des propos qui révulsent au plus haut point les mouvements syndicaux de la presse. «Si, le leader de la coalition Idy2019 a parlé dans le général bien que faisant référence à «des médias locaux et internationaux», celui de «Sonko Président» est allé plus loin en citant nommément le Groupe Futurs Médias et la 2Stv, ainsi que les journalistes de RFI et France24», analysent les organisations des médias qui considèrent ces sorties «comme une invite à casser du journaliste, de la part de personnes qui briguent le suffrage des Sénégalais et qui, jusqu’à la publication des résultats définitifs, restent en course pour la magistrature suprême». Toutefois, elles espèrent qu’il s’agit d’un simple dérapage verbal. «Le contraire signifierait que les candidats Seck et Sonko tentent d’instaurer un clivage entre les médias en plus de porter atteinte à la liberté d’informer» soulignent les dites organisations. Toujours dans le souci d’apporter la réplique aux candidats des coalitions Idy 2019 et Sonko Président, les professionnels des médias disent à qui veut l’entendre que cette tentative éhontée de bâillonner la presse ne passera pas. Car, selon eux, l’appartenance de GFM et 2STV, à des personnalités politiquement marqués, ne saurait justifier de douter du professionnalisme de leurs équipes rédactionnelles. Dans le même ordre d’idées, les organisations des médias ont pris la défense des médias étrangers qui ont également été attaqués par les deux candidats. A les en croire, le fait également de pointer du doigt les journalistes étrangers, notamment français, est une maladresse aux relents xénophobes que les professionnels des médias du Sénégal ne sauraient cautionner. Mieux, les organisations des médias sont d’avis que Rfi et France 24 ne peuvent en aucun cas élire le président de la République du Sénégal. Au regard de toutes ces considérations, le Synpics, le Cdeps, l’Appel, l’Apes et la Cjrs demandent aux incriminés de revenir sur leurs propos.

( Toutinfo.net )